mercredi, 27 mai 2009

LES TAXIS BLEUS ou le beurre, l'argent du beurre et la laitière


A la suite de l'action des taxis privés genevois (bleus), une petite mise au point s'impose :
- Lors de la votation de la loi Spoerri, le 21 janvier 2005, les bleus n'ont pas seulement plébiscité le texte, mais ils ont fait pression pour qu'il soit voté rapidement par le parlement.
- Comme en 1992, les bleus réclament une libéralisation de la profession afin de ne pas devoir investir dans un permis de service public. Pourtant, ces mêmes taxis privés avaient alors amèrement regretté leur action car ils avaient scié la branche sur laquelle ils se trouvaient puisque le nombre de taxis à explosé et les tarifs augmenté de 33%.
- Pratiquement partout dans le monde, la libéralisation de la profession a échoué et la régulation a été réintroduite car il n'y a pas de concurrence dans la profession puisque les clients ne peuvent comparer en temps réel l'offre disponible.
- Les bleus ont dramatiquement proliféré car les chauffeurs espèrent profiter de la refonte législative pour obtenir un permis à bon compte. Aujourd'hui ils s'en mordent les doigts car leur part du gâteau doit se partager entre 200 contre 20 il y a 3 ans.

Concernant la position du Conseil d'Etat, nous relevons que :
- Contrairement aux propos de Monsieur UNGER, maintes fois relayés dans les médias, cette loi est non seulement applicable comme prouvé par les actes du Service du Commerce sous l'impulsion du directeur, Monsieur Jacques FOLLY, mais c'est le meilleur texte jamais pondu et accepté historiquement par l'ensemble de la profession.
- Bien que certains ajustements soient aujourd'hui nécessaires puisque le Département n'a pas fait son travail dans les temps, cette loi n'est pas contraire au droit supérieur et rien dans la Loi sur le marché intérieur ou dans les accords bilatéraux ne permet à M. UNGER de modifier le règlement comme il l'a fait dans la semaine qui a suivi un courrier de Paris.
- Heureusement, le président du DES a compris que sans l'accord des milieux concernés, aucun projet de loi ne sera susceptible de répondre aux problèmes récurrents depuis plus de 50 ans.
- Malheureusement, il ne prendra pas le risque de faire passer son projet de loi avant les élections de cet automne et cette temporisation causera beaucoup de tort à la profession et aux usagers des taxis.

Quand au MCG, personne n'est dupe des gesticulations de Monsieur STAUFFER qui fait feu de tout bois pour se profiler en vue des élections de cet automne au conseil d'Etat. Malheureusement pour lui, et une fois de plus, il aura choisi le mauvais camp.

10:03 Publié dans Politique, taxis | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |