jeudi, 21 juin 2012

Mobilité, sécurité, qui fait la loi ?

images.jpgDans la tribune du 10 mai 2012, on ressent de l'indignation dans l'éditorial.

Comment peut-on envisager une seconde que les milieux professionnels concernés soient enfin entendus dans la refonte des lois ?


Page suivante, on retrouve cette même arrogance de l'exécutif au travers de Madame Künzler cette fois qui, malgré les innombrables recours, pétitions et manifestations, persiste à imposer à la population ce qu'elle ne veut pas.


Les taxis subissent ces mêmes travers cette fois avec Monsieur Unger qui martèle dans la presse : "Ce ne sont pas les taxis qui écriront la prochaine loi".
Serait-ce son influence, en tant que président du Conseil d'Etat, qui déteint sur ses collègues ?


Aucune loi n'est susceptible de produire les effets escomptés si elle n'est pas validée par les principaux concernés. On a pu vérifier la dérive de l'organisation des transports publics par des technocrates, et on peut être à peu près certains que la police remportera son bras de fer, devant le peuple si nécessaire.


Dernièrement, les taxis ont encore subit l'obstination des cadres de la DGM lorsque Monsieur Thierry Messager, directeur opérationnel, nous assénait que les clients du taxi n'avaient qu'à payer plus par des détours plutôt que d'envisager de partager les précieux couloirs de bus.


La conséquence d'une telle obstination peu éclairée, c'est que la ville est en blocage permanent. A tel point que, pour y pallier, il faille donner encore plus de priorité aux TPG en empêchant systématiquement au reste des véhicules de bouger.


Cette attitude favorise le durcissement des fronts, la grogne et la perte de confiance envers les élus et favorise donc l'émergence des partis populistes.


Mais le pire c'est que cette paralysie pénalise aussi les TPG qui ne peuvent respecter leur vitesse commerciale, non pas sur leurs axes royaux qu'il se réservent sans concession, mais aux croisements cruciaux avec les autres usagers.
Plus aucune onde verte n'est possible, le tram est prioritaire. Les giratoires, miracles de fluidité ! ? Impossibles pour les bus et les trams.


Qui est responsable ? Une seule personne. Le ou la présidente du département concerné qui concocte un projet de loi sans consultation valable et qui sera validé par une commission parlementaire débordée qui n'aura ni le temps, ni les moyens, ni les compétences de vérifier le bien-fondé du texte proposé. La loi sera finalement votée par le parlement sur la base des recommandations de la commission.

Espérons que le petit jeune, nouvel arrivé, saura insuffler une autre énergie dans l'exécutif cantonal. Ses qualités d'écoute contrastent fort avec l'esprit autoritaire qui colore ce conseil d'Etat. Mais il faudra vraisemblablement attendre sur le renouvellement de 2013 pour qu'il se sente moins seul.

D'ici là, il aura pris ses marques. A nous de choisir le sang neuf qui devrait régénérer cet organisme malsain et empêtré dans des poblèmes de transversalité que seul un collège peut résoudre. Et certainement pas par un énième remaniement des départements, manie chronique aussi coûteuse qu'inefficace.

10:15 Publié dans Genève, mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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