mercredi, 03 octobre 2012

Faire le bien des gens malgré eux

image_1.jpgLa grande frustration d’un élu, c’est de voir ses résultats se compter sur les doigts d’une main à la fin d’une carrière politique. Et le risque est grand de vouloir forcer un peu le destin sans respecter la volonté populaire.

Lorsqu’on rejoint un exécutif, on dispose d’informations inaccessibles au commun des mortels et on réalise mieux la complexité des enjeux. Il va donc falloir manipuler, à défaut de pouvoir éduquer, les citoyens.

Si nous attendons d’un élu une vision, il nous faut avant tout du concret et du pragmatique.
Certes, dans quelques dizaines d’années nous ne verrons plus de transports individuels motorisés et polluants dans les milieux urbains appelés à se densifier encore.
Et c’est tant mieux pour la qualité de vie.

Mais en attendant, la voiture, telle qu’on la connaît encore aujourd’hui, a de belles années devant elle. Il suffit de voir l’engouement populaire au salon de l’auto.
Les raisons sont multiples, la découverte de nouvelles nappes de pétrole n’en est qu’une, pas des moindres.

Alors de grâce, messieurs-dames, visionnaires aux commandes, gardez un peu les pieds sur terre et avancez pas à pas avec votre temps.
Commencez par libérer le centre en créant des axes fluides pour tous les modes et non pas en essayant de décourager un choix contre un autre.

Le premier pas, qui se fait attendre depuis plus de 60 ans, ce sont les traversées de la rade, petit et grand lac. Le souverain a l’occasion de participer concrètement et de manière crédible au développement de la mobilité douce, et donc à la qualité de vie en ville, en confirmant l’initiative de l’UDC dans les urnes.

10:05 Publié dans Genève, mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | |

Commentaires

L'autre jour, il est 18:00 heures, il pleut, je prend le 14 à la Servette, il me faudra 20 minutes pour arrivé devant la Placette, je sort de cet enfer après un cloisonnement forcé de 10 minutes et je compte le nombre de rames de 14 précédant cet étouffement angoissant, elles étaient 6 à la queue-lieu-leu !

Un cortège pare-choc contre pare-choc finissant au Pont de l'Ile !

Quel spectacle, heureusement, je n'avais pas pris de billet !!!

Écrit par : Corto | mercredi, 03 octobre 2012

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Bonjour Corto.

Je ne connais pas les raisons spécifiques qui ont occasionné ce blocage.
Je pense qu'en règle générale, nous profitons d'un réseau de transports en commun plutôt performant. Mais tout est relatif.
Je constate pourtant que la politique de dissuasion envers les transports individuels commence à provoquer des réactions inverses à celles souhaitées.
Les chicanes, ilots, zones trente et autres réjouissances diminuent la fluidité du trafic en général si bien que les transports publics sont finalement aussi pris dans les bouchons.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 03 octobre 2012

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La politique c'est une charrue à chiens. Ca tire dans tous les sens mais ça n'avance pas beaucoup. Heureusement que de temps en temps le MCG met la charrue devant les bœufs ça fait réfléchir la meute.

Écrit par : Norbert maendly | mercredi, 03 octobre 2012

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