lundi, 03 décembre 2012

Mobilité : Peut-on éviter l'implosion ?

C'est sous ce titre que Jérôme Savary, directeur associé de Mobilidée, nous propose dans la tribune du jour une chronique qui reprend quelques chiffres articulés dans le programme du CE, Mobilités 2030.


Mais il ne fait qu'effleurer le sujet, peut-être justement parce que que la réponse se trouve dans la question et que pas plus Mobilidée que le CE ne propose de solutions crédibles devant l'explosion démographique programmée dans notre région.

Ainsi, dans cette même édition de la Tdg, découvrons-nous qu'en deux ans, le taux de travailleurs frontaliers a augmenté de 12 % et qu'ils viennent de bien plus loin que la zone franche.

Il est par conséquent parfaitement illusoire, voire mensonger, de promouvoir une diminution des transports individuels qui vont suivre la courbe.

Il sera aussi très délicat d'arbitrer les priorités tant que des alternatives crédibles ne seront pas mises en place. En effet, prioriser les transports publics est une bonne idée, pour autant que ça ne paralyse pas les autres modes. Car, comme nous pouvons déjà le vérifier, lorsque les transports individuels ne circulent plus, les bus et les trams sont aussi bloqués aux carrefours stratégiques. Et c'est l'ensemble du réseau qui s'immobilise.

Ces alternatives se résument en trois axes : P+R aux frontières, CEVA et traversée du lac. Avant cela, rien ne sera possible et toutes les spéculations ou autres projections ne seront que du vent et la mobilité restera durablement sinistrée. Et ce n'est que la part genevoise, encore faudra-t-il que la France participe et prolonge les structures, crée des emplois sur son sol, bref mette la main au porte-monnaie... s'il n'est pas déjà vide. 

8809_Une-RER.jpg

photo_1344771053938-1-0.jpg

Les conséquences seront sérieuses. Non seulement pour l'économie, mais aussi pour la qualité de vie. Et l'effet pervers, que l'on peut déjà observer dans les grandes agglomérations, sera un retour massif à la voiture car les citoyens préféreront passer une heure dans leur petit espace privatif confortable plutôt que devoir s'entasser dans des bétaillères sans gagner de temps.

bonde-lotado-na-praca-da-se-em-1937.jpgAujourd'hui déjà, comme le reconnaît Monsieur Savary, les transports publics sont saturés aux heures de pointe. Et le réseau n'est pas extensible à volonté.

 

 

Il faudra donc vraisemblablement attendre sur le renouvellement du CE pour changer de cap, respecter la volonté populaire qui demande depuis si longtemps une traversée du lac et de la rade et surtout mettre le turbo pour que ces réalisations ne trainent pas. Juste l'inverse de ce que propose le CE actuel !

10:51 Publié dans Genève, mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Écrire un commentaire