jeudi, 04 avril 2013

La traversée du lac en rade

Je publie ici ma chronique du 3 avril 2013


images.jpgTouchante interview de notre ministre en charge de la mobilité sur le pont du Mont-Blanc pour l'émission "couleurs locales de la RTS du 26 mars où elle évoque timidement et presque à contre cœur la traversée autoroutière du lac.

Naïvement, j'ai failli m'enthousiasmer en pensant qu'il y avait du nouveau du côté de Berne. Du coup, c'est tout le programme de Mobilités 2030 qui prendrait sens !

Mais non, circulez, il n'y a rien à voir. Ces effets d'annonce relayés dans la Tribune et le Temps du 27 mars ne sont visiblement destinés qu'à réhabiliter notre ministre mal menée en période électorale.

En effet, rien de neuf du côté de la confédération puisque les Etats et l'OFROU ont préavisé négativement. Il ne reste qu'à rêver que le national inverse la tendance d'ici 2015.

D'ailleurs, lors de sa présentation "Mobilités 2030" Mme Künzler n'a pas même évoqué cette traversée qu'elle sait condamnée.

Au contraire, elle a lourdement insisté sur l'élargissement de l'autoroute de contournement qui, elle, n'est pas encore sacrifiée.

Et pourtant son engorgement est simplement une conséquence de l'absence de traversée du lac. Le Conseil d'Etat et le parlement font donc fausse route et s'engagent sur cette piste uniquement parce que le financement est encore envisageable.

Pas un mot non plus sur l'initiative validée de l'UDC pour une traversée de la rade, tout aussi indispensable, et rejetée par le CE.

Le souverain tranchera.

 

17:18 Publié dans Genève, mobilité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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