mardi, 07 juillet 2015

Blocage de la ville par les taxis

29249969.jpgJe reprends ici le "Face à face" de la TDG de ce mardi 7 juillet avec mon commentaire sur la posture du vice-président du PLR, Monsieur Rolin Wavre.

 

Deux fois la semaine dernière, et ce lundi, le centre-ville de Genève a été le théâtre d’une manifestation non autorisée organisée par le Collectif des taxis, hostile à l'entreprise américaine Uber dont une des applications permet à tout un chacun de faire le taxi. Nos invités s’expriment sur le bien-fondé de cette mobilisation.


Les taxis ont raison de s’exprimer

Par Pierre Jenni, ancien directeur de Taxi-Phone

Depuis l’origine du taxi, à l’époque des fiacres, la profession subit, partout dans le monde, la légende urbaine de la médiocrité de ses services. Même à Londres, alors que les «black cabs» suivent une formation de trois ans pour obtenir le «knowledge». C’est donc peine perdue de tenter de défendre les chauffeurs et plus particulièrement lorsqu’ils réagissent en désespoir de cause.

La discussion autour d’Uber n’est que la pointe de l’iceberg du changement profond de paradigme qui se profile. Derrière ce mastodonte se cachent les investisseurs des plus grands groupes technologiques (GAFAs) qui surfent habilement sur le concept d’économie de partage permise et facilitée par les applications Internet en le détournant pour faire plus de profit, plus rapidement, sans se préoccuper du coût humain que ces modèles disruptifs provoquent. Ne nous y trompons pas, les taxis n’ont pas attendu Uber pour utiliser et proposer les outils numériques qui permettent de commander et suivre son taxi sur un smartphone. L’application www.taxi.eu offre, depuis cinq ans déjà, tous les avantages d’Uber dans plus d’une centaine de villes d’Europe.

Comme Amazon, qui exploite une main-d’œuvre captive et encore, pour un temps, moins chère que les robots afin de produire et offrir des marchandises presque à prix coûtant et devenir leader monopolistique des biens de consommation, Uber se profile dans le segment des services en phagocytant des pans entiers de l’économie. Nous sommes tous responsables par notre besoin, notre envie, d’obtenir tout, tout de suite, et au meilleur prix. Jusqu’au jour où nous subissons personnellement les conséquences de cette attitude en faisant partie du prochain wagon de restructuration. Les taxis genevois subissent une nouvelle loi tous les six ans, qui non seulement ne répond pas aux problèmes identifiés mais surtout qui n’est pas appliquée en raison du manque de ressources. La France connaît le même problème.

La loi Thévenoud interdit Uber sur tout le territoire mais sa puissance financière lui permet d’être au-dessus des lois. C’est grave et c’est dangereux. Les taxis sont conscients de leur capacité à nuire, qu’ils n’utilisent que très rarement, en manifestant par des actions de blocage de la ville. Ils le font lorsqu’ils ont épuisé tous les autres moyens démocratiques. Ils sont évidemment désolés de l’impact sur les citoyens, qui n’y sont pour rien, mais l’expérience démontre que par ces mouvements désespérés, ils obtiennent le minimum de considération.

Chez nous, ces démonstrations restent bon enfant. On est loin de la guérilla urbaine en France, mais si les autorités continuent à s’incliner devant la puissance de l’argent pour faire appliquer ses lois à la carte, il faudra s’attendre au pire.


Jusqu’à paralyser le centre-ville?

Par Rolin Wavre, vice-président du PLR

Dans la nature, ce qui ne parvient pas à s’adapter à de nouvelles conditions de vie est condamné à disparaître. Malheureusement, c’est ce qui arrivera à la corporation des taxis d’ici à quelques années si elle ne veut pas saisir que les modes de consommation ont changé. C’est triste et socialement coûteux. D’honnêtes travailleurs vont perdre leur gagne-pain parce que ceux qui dirigent leur profession les mènent au blocage au lieu de les préparer à évoluer. Jusqu’à paralyser le centre-ville et menacer de faire encore pire, et demander la démission d’un conseiller d’Etat. Rien que ça!

De leur côté, les Uber ne sont de loin pas sans reproche. Travaillant hors du cadre légal, la nouvelle application est une provocation. Le statut des chauffeurs n’est pas clair, des questions d’assurance, de formation, entre autres, restent à régler. La petite start-up géniale s’est transformée en multinationale US dont les intentions doivent être examinées de très près. Les Uber ont actuellement un avantage sur les taxis que ceux-ci ressentent fortement. Mais les taxis officiels, qui ont payé leur licence, bénéficient de l’usage du domaine public et, pour partie, des couloirs de circulation réservés.

Pourtant, l’arrivée d’Uber a deux mérites: elle répond exactement aux besoins de ceux qui veulent une manière souple de commander une voiture, de payer sans tracasseries, par carte ou débit automatique. Installée dans le smartphone de mes deux filles, l’application Uber leur a à plusieurs reprises permis de rentrer sans problème alors qu’elles n’avaient plus un sou en poche. D’ailleurs, l’idée du car-sharing est dans l’air et, quand elle ne heurte pas de front la corporation des taxis, elle est plutôt bien vue.

C’est une manière de diminuer le nombre de véhicules qui encombrent nos routes avec moins de 2 passagers à bord. Il y a quelques années, forcé de me tenir une petite heure à proximité de la route des Acacias, j’y ai recensé environ 300 véhicules pour 400 occupants, soit une moyenne de 1,3?personne. Cela plaide sans aucun doute pour une utilisation intelligente de l’auto partage. Cette application, avec tous les défauts cités plus haut, a un autre mérite: elle a poussé les taxis à se moderniser à grande vitesse. Application informatique, meilleur traitement du client. La profession peut donc évoluer, si elle le veut.

Il faut donc encourager les efforts de Pierre Maudet, qui cherche une voie pour concilier les exigences légales actuelles avec les besoins des citoyens modernes. C’est exactement pour cela qu’il a été élu. Si les taxis choisissent de bloquer la ville, ils n’auront réussi qu’à démontrer qu’ils naviguent contre le temps et le cours des événements. Ils auront aussi choisi d’utiliser des manifestations illégales qui prennent en otage les Genevois qui travaillent.

(TDG)

(Créé: 06.07.2015, 17h29)

 

Commentaire

Indépendamment des erreurs et contre-vérités dont est truffé son billet, Monsieur Wavre ne semble pas réaliser que sa posture est une caricature populiste d’un libéralisme bêta et une ode à son chef de file.


- Non, les taxis n’ont pas eu besoin de Uber pour développer leurs services et les outils disponibles. Taxiphone a toujours été leader en matière d’innovation et offre depuis un an déjà une app qui n’a rien à envier à celle de Uber.


- Non, ce ne sont pas les dirigeants de la profession, ni ses représentants officiels qui ont organisé ces mouvements d’humeur, mais des chauffeurs qui n’en peuvent plus et qui justement ne font plus confiance en leurs représentants qui sont méprisés par les autorités.


- Uber, petite start-up géniale, ah bon ? Et ils ont inventé quoi Uber ? L’application est déjà sur le marché européen depuis 5 ans.


- Les couloirs de bus réservés aux taxis officiels, c’est un gag je présume ? Il est de notoriété publique que les autorités n’ont pas les moyens de faire les contrôles. Les privés qu’ils soient « bleus », limousines ou Uber ne se privent pas de les utiliser. Pour ces derniers, ils n’ont pas de souci à se faire puisque l’entier des amendes est pris en charge par la société.


- Monsieur Wavre ne semble pas savoir que les taxis traditionnels offrent depuis longtemps les mêmes outils que Uber à une différence de taille, ils respectent la sphère privée de leurs clients et ne les obligent pas à donner leurs coordonnées bancaires. Tous les chauffeurs de Taxiphone sont équipés d’appareils pour cartes de crédit et les clients qui le souhaitent peuvent opter pour la facturation mensuelle.
Il ne semble pas réaliser qu'à l'inverse, il est impossible de payer Uber avec du liquide. Et oui, car la société prélève automatiquement 20 % du montant de la transaction !

- En encourageant ses filles à prendre des transporteurs illégaux et non couverts, M. Wavre prend des risques inconsidérés qu’il pourrait regretter amèrement.


- Diminuer le nombre de véhicules sur les routes ? Uber n’a absolument rien à voir avec l’auto-partage. Ses véhicules viennent s’ajouter au parc de taxis déjà pléthorique.


Je partage pourtant son optimisme pour le travail de Monsieur Maudet, ne serait-ce que parce que ce magistrat s’est finalement résigné, certes un peu tard, à abroger la nouvelle loi qui voulait instaurer un monopole d’Etat. Ce sont huit ans d’errements du législateur qui sont passés à la trappe. Espérons simplement que, cette fois, il saura écouter les professionnels qui ont, tout comme les autorités, toujours placé la satisfaction de leur clientèle au centre de leurs préoccupations. Comment en serait-il autrement ?

 

14:03 Publié dans Economie, France, Genève, mobilité, Monde, Politique, taxis, transports | Lien permanent | Commentaires (59) | |  Facebook | |

Commentaires

Rolin Warve qui ne veut pas s'expliqué sur ses affaires au restaurant des 1'000 collines à Kigali !

Je peux lui rafraîchir la mémoire, au cas-où !

Écrit par : Corto | mardi, 07 juillet 2015

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"Dans la nature, ce qui ne parvient pas à s’adapter à de nouvelles conditions de vie est condamné à disparaître."

Tout à fait dans le ton !

Écrit par : Corto | mardi, 07 juillet 2015

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Oui Corto, cette entrée en matière en dit long. J'ai préféré glisser dessus.

Écrit par : Pierre JENNI | mardi, 07 juillet 2015

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Je ne comprends pas comment le parti libéral puisse accepter la présence de pareils personnages dans son giron ?

Écrit par : Corto | mardi, 07 juillet 2015

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Le Corto se défoule sur mon blog. Ce serait bien que tu reviennes au sujet, non ?

Écrit par : Pierre JENNI | mardi, 07 juillet 2015

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Certains disent que le diable se cache dans les détails !

Et je me suis certainement moins défoulé que certaines crapules au service des grandes institutions helvétiques !

La FIFA étant certainement encore au "stade" oral dans cette hiérarchie !

Pierre, tu fais référence à des types revenant la cravate bien nouée, c'est la moindre de les présenter !!

Écrit par : Corto | mercredi, 08 juillet 2015

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J'aime assez le look déglingue de la cravate de guingois, tu penses que c'est voulu ?

Écrit par : Pierre JENNI | mercredi, 08 juillet 2015

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Il faut dire à ce pseudo-libéral, idiot utile dans une déliquescente parade de parti politique, que, il va y en avoir des taxis google dans le Rhône et bien d'autres espaces aqueux avant que les calèches disparaissent, le combat sera féroce entre les robots et les rares derniers humanoïdes encore présents à l'appel !

C'est ça être libéral ?

C'est se taire et se faire empapaouter par des technocrates nourris aux poulets de batteries remplis d'antidépresseurs ?

Moi qui osait espérer dans une solution digne du libéralisme, si ça continue, qui sait, je risque bien de voter socialiste !

Écrit par : Corto | mercredi, 08 juillet 2015

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C'est marrant ce que tu dis là Corto, j'y ai pensé aussi. Mais je me suis vite ravisé. Ils mangent autant de poulets médicamentés.

Écrit par : Pierre JENNI | mercredi, 08 juillet 2015

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ne comprend pas selon quoi Favre veut soutenir ce système de start-up hors-sol (ya pas qu'Uberpop) d'évasion fiscale et de travail au black organisé sur le dos de chauffeurs d'opérette

à moins que pour lui, le job au black soit la solution d'avenir des clandés de Genève

Écrit par : genevois déshérité | mercredi, 08 juillet 2015

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Hum, hum, Jenni. Je crains que vous ayez oublié que vous êtes pénalement responsable de votre blog. Je dis ça, je dis rien...

Écrit par : Géo | mercredi, 08 juillet 2015

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Oui, il a collaboré avec des biens pensants de gôche toute sa vie, il a dû abuser et s'est fait jeter et couru pleurer chez les radicaux-libéraux, il n'aurait pas dû trahir ses maîtres à dépenser !

Parce qu'il ne va pas faire long chez les libéraux !

Écrit par : Corto | mercredi, 08 juillet 2015

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Géo, je trouve que Corto met de la couleur et de l'ambiance sur les blogs. Je ne l'ai censuré qu'une fois je crois et c'est bien le seul. Pour le reste j'assume et si les personnes incriminées par Corto veulent intervenir elles sont les bienvenues. J'aime cette liberté de débat qui en dit long sur les participants.

Écrit par : Pierre JENNI | jeudi, 09 juillet 2015

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Oui, Géo, la FIFA va nous envoyer leurs procureurs restés immobiles avant que les USA mettent la pression !

Écrit par : Corto | jeudi, 09 juillet 2015

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Pierre, Genève est devenue la ville la peuplée de saloperies planétaire, ce n'est un secret pour personne, et qui sont-ils ?

Et bien ils tombent jour après jour dans les nombreux scandales auxquelles nous assistons et d'où viennent-ils ?

De toutes ces mafias ong et onu proches des banques les plus ensanglantée de notes pauvre petit espace terrestre !

Proc ou pas, c'est à eux de faire gaffe et non pas à ceux qui disent la vérité !!

Écrit par : Corto | jeudi, 09 juillet 2015

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C'est à vos risques et périls, vous êtes le seul responsable des commentaires...

Écrit par : Géo | jeudi, 09 juillet 2015

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Il va voir comment juste une centaine de taxis vont lui retourner sa petite Genève remplie de mafieux en limousine !

Ne pas oublier que dans l'histoire, les cochers de calèches et chauffeurs de taxis n'en sont pas à leur premier !

Quant à moi, ce ne sont pas les taxis à qui je prédis une "disparition" mais bien ces parasites nuisibles collés comme des morbaks sur le cul de comtesses décaties de la barbouzerie internationale.

Écrit par : Corto | jeudi, 09 juillet 2015

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Au fait, Snowden n'aurait pas laissé traîner quelques clés USB sur la banquette arrière de quelques taxis genevois ?

Écrit par : Corto | jeudi, 09 juillet 2015

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Réjouis-toi Corto, j'ai terminé mon polar. Y'a tout ton monde dedans.

Écrit par : Pierre JENNI | jeudi, 09 juillet 2015

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Bonjour Pierre,

J'accepte volontiers la polémique sur le fonds. Personnellement, j'ai tenté un temps de dlaloguer avec Corto mais on en reviens toujours à des obsessions sur lesquelles il n'y a rien à dire. A votre place, je ne publierais pas ses commentaires lorsqu'ils sont hors du sujet, comme c'est souvent le cas. Et je retirerais ceux qui sont franchement injurieux à mon égard, ne serait-ce que parce qu'ils affaiblissement plutôt votre propos.

Pour le reste, j'apprécie votre ton certes virulent, mais respectueux (mis à part le § sur mes filles, dont j'espère qu'ils ne constitue pas une menace).

Cordialement

Écrit par : Rolin Wavre | jeudi, 09 juillet 2015

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Rolin je suis plutôt d'accord, d'ailleurs je viens de renoncer à publier un commentaire de Patoucha qui parle exclusivement d'islam et principalement de Tariq Ramadan. Je pense que ce n'est pas à proprement parler de la censure mais un recadrage.
En ce qui concerne Corto, je suis souvent sous le charme de ses envolées qui mettent un peu de sel dans les blogs. Mais je vais enlever les passages injurieux non pas en regard de mon propos avec lequel il n'y a pas de lien mais par respect pour ceux qui sont personnellement incriminés sans forcément le savoir.
Enfin pour vos filles, je suis très étonné que vous les encouragiez à utiliser des services illégaux. Vous devriez savoir que de nombreux utilisateurs de Uber ont subi des déconvenues et parfois des drames comme les viols en Inde sans possibilité de retracer les auteurs qui ne sont pas administrés puisqu'ils ne disposent d'aucune autorisation. Ce n'est évidemment pas une menace mais un constat et une invite à mieux vous renseigner sur ce prestataire.

Je suis franchement désolé de vérifier encore une fois après l'émission "Ligne directe" avec M. Genecand, que les Libéraux genevois ne semblent pas réaliser que les problèmes observés et dénoncés n'ont rien à voir avec l'évolution technologique mais avec une concurrence malsaine et déloyale entre les divers acteurs. J'avais déjà pu observer, durant l'audition auprès des députés de la commission des transports, à quel point personne ne semble comprendre le sujet et les raisons de l'échec partout dans le monde des tentatives de libéralisation du domaine. Si jamais vous êtes intéressé par le sujet, ce qui serait bien pour vous exprimer en connaissance de cause à l'avenir, je vous suggère de prendre connaissance de la présentation de M. Viktor Disengoff (et la mienne en bas de page) à L'IRU qui expliquent bien le sujet. https://www.iru.org/en_event_2ndtaxiforum

Écrit par : Pierre JENNI | vendredi, 10 juillet 2015

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Je me tiens à votre disposition pour vous faire parvenir toute documentation qui pourrait vous intéresser. Le rapport de Matthew Daus, ancien directeur de la fameuse Taxis Limousines Commission (TLC) de NY sur les applications smartphone est un must.

Écrit par : Pierre JENNI | vendredi, 10 juillet 2015

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Question: Uber paie-t-il des impôts à Genève ou en Suisse? Les chauffeurs employés par Uber paient-ils des impôts et des cotisation sociales?

Écrit par : Charles | vendredi, 10 juillet 2015

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Bonjour,

@ Jenni

1. Vos observations sur un viol commis en Inde sont déplacées. L'Inde connaît notoirement un taux de viol élevé. En ce qui me concerne, je trouve qu'UberX à Genève est plus sûr que Taxichose_en_maraude à Genève, en cette matière aussi.

Un relevé intermédiaire sur 80 chauffeurs indépendants conduit à ce que l'on observe que 19 d'entre eux font l'objet d'acte de défaut de bien (insolvables dont l'autorisation devrait être retirée) et qu'il établi que 4 ont un casier judiciaire qui n'est pas vierge.

2. Concurrence déloyale dites vous. Parce que la réglementation cantonale est violée, dites vous. Mais ladite réglementation ne prend pas en compte l'évolution technologique et conduit à interdire une technologie et un modèle d'affaire (tout en autorisant un autre modèle qui à montré qu'il conduisait à l'échec). C'est la réglementation cantonale qui, en introduisant une discrimination basée sur la technologie et le modèle d'affaire viole la liberté d'entreprende. Liberté qui fait partie des piliers de la Constitution suisse.

Je sais bien que vous rejetez le libéralisme. Alors faites modifier la constitution fédérale. Au lieu de casser et d'entraver.



@ Charles

Les chauffeurs d'Uber ne sont pas employés par Uber. La définition suisse d'un contrat de travail ne semble pas donnée. C'est dire que ces indépendants paient des impôts et des cotisations sociales sur leur bénéfice.

Rappelons que 20 % pour cent des chauffeurs dont surendettés et que la très grande majorité de paie ni impôt sur leur revenu, ni TVA. Dès lors s'il était avéré qu'Uber ne paie pas d'impôt en Suisse cela ne conduirait à aucune perte pour les collectivités suisses. Relevons que de toute manière Uber ne fait à ce jour aucun bénéfice. En effet, ses capitaux ne sont que des fonds investis qui sont consommés. Et donc n'a pas d'impôt sur le bénéfice à payer.

Écrit par : CEDH | vendredi, 10 juillet 2015

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Charles, comme le relève CEDH, Uber ne se place pas en employeur ou en centrale de diffusion de courses mais en intermédiaire qui met à disposition des outil technologiques à des indépendants.
Pourtant une Cour de Californie vient de condamner Uber à considérer un chauffeur comme salarié et s'acquitter de tous les frais inhérent.
Vous touchez un des éléments les plus controversés car Uber n'est pas responsable des déclarations de revenus des chauffeurs et les 20 % qu'ils prélèvent à la source sont comptabilisé au siège Européen dans les Pays-Bas et échappent à l'impôt. La TVA n'est donc pas perçue.
C'est en ce sens que les taxis du monde entier considèrent que Uber fait de la concurrence déloyale.
Le dumping en est une autre puisque Uber subventionne dans un premier temps les chauffeurs à raison de 20.- de l'heure pour atteindre la masse critique de véhicules disponibles.
Sans parler de toutes les autorisations, assurances et taxes auxquels sont soumis les chauffeurs traditionnels.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 11 juillet 2015

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CEDH, un petit coup d'oeil sur mon site de candidature au CE vous permettra de vérifier en deux temps, trois mouvements que je suis un libertaire convaincu. Mais comme je le relève dans mon commentaire, je reste déçu par le caractère dogmatique et idéologique de nombreux hommes et femmes politiques. A gauche je peux comprendre, mais à droite c'est intolérable. On ne peux prôner la responsabilité personnelle et l'encouragement au développement du caractère de l'individu tout en lui demandant de se conformer bêtement à un modèle figé.
Si seulement vous aviez fait l'effort de visiter les liens que je vous ai personnellement recommandé, vous auriez compris les raisons pour lesquelles la concurrence ne fonctionne pas dans le taxi.
Je ne désespère pas de me faire comprendre un jour mais il faudra faire un petit effort de curiosité.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 11 juillet 2015

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Monsieur Jenni,

Je ne comprends ni les informations (fausses?), ni le raisonnement de Monsieur ou Madame CEDH. Soit une entreprise fournit un logiciel, et l'utilisateur n'a pas à rendre de compte sur la manière dont l'"outil technologique" est utilisé (exemple un journaliste ou un écrivain utilisant un traitement de texte, ou un comptable un tableur), soit il contrôle son utilisation de A à Z ce qui lui permet de prélever un pourcentage et dans ce cas il agit au moins en tant que collaborateur au sein de la même entreprise, sinon en tant que patron, donneur d'ordre. La décision de la cour californienne me semble tout à fait correcte si en plus Uber paie SES chauffeurs 20 francs de l'heure (appeler cela une subvention est de l'hypocrisie visant seulement à contourner la loi). Si cette activité n'est pas rentable (selon les dires de Monsieur ou Madame CEDH), il est incompréhensible qu'elle puisse continuer. A Genève ou ailleurs il n'est guère possible de vivre de l'air du temps et d'eau fraîche. A moins de revenus non déclarés. Le dernier Canard Enchaîné mentionne effectivement que les chauffeurs Uber travaillent au noir. Il est clair d'après vos informations que je crois sérieuses que le fisc et les cotisations sociales de chaque pays européen hors les Pays-Bas sont floués.

N'y a-t-il pas également des lois sur le dumping?

Écrit par : Charles | samedi, 11 juillet 2015

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@ Pierre Jenni

Il semblerait que ce blog marche mieux que le blog "Post Tenebras Lux"!

Merci d'avoir modéré mon commentaire.... :)

Écrit par : Patoucha | lundi, 13 juillet 2015

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Bonjour Monsieur Charles,

- "La décision de la cour californienne me semble tout à fait correcte ..(..).. ", écrivez vous.

La décision de la Cour californienne vous semble tout à fait correcte. En ce qui me concerne, j'avoue que mes connaissance en droit californien du travail sont insuffisantes pour me faire une opinion. Quant à vous, il me semble que vous n'avez ni les connaissances ni la sagesse de tenir compte de cette carence dès lors que vous taxez le "Labor Commissioner's Office" aqa DLSE de Cour alors qu'il s'agit d'une administration. La justice n'a pas encore parlé, pas même le Trial Judge.


- "Si cette activité n'est pas rentable (selon les dires de Monsieur ou Madame CEDH), il est incompréhensible qu'elle puisse continuer. A Genève ou ailleurs il n'est guère possible de vivre de l'air du temps et d'eau fraîche."

Cher Monsieur Charles, UBER ne fait aucun bénéfice car ses dépenses sont supérieures à ce qu'elle encaisse. Et ce sont les bénéfices qui sont imposables. Il s'agit d'une start-up, qui pour l'heure fait des pertes, et qui brûle le cash que les investisseurs lui ont confié. Apparemment ils croient plus en l'avenir d'UBER qu'en celui de Taxichose.


- Pour le surplus et en exclusivité je vous annonce que sur 100 chauffeurs indépendants (et on va s'arrêter là) il en est 24 avec ADB et 7 avec casier judiciaire. Pour les ADB cela rejoint les 20 % de Monsieur Jenni.

Sur ce, je vous souhaite, cher Monsieur Charles, une bonne soirée.

Écrit par : CEDH | lundi, 13 juillet 2015

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"Cher Monsieur Charles, UBER ne fait aucun bénéfice car ses dépenses sont supérieures à ce qu'elle encaisse."

CEDH, votre analyse semble s'essouffler. Qui pensez-vous convaincre avec un tel argumentaire ? Uber ne fait aucun bénéfice et est capitalisée à la hauteur jamais atteinte de 50 milliards de dollars ?

Soit vous nous prenez pour des imbéciles, soit vous êtes complètement obnubilé par votre concept suranné du libéralisme.

Un poil d'humilité ne vous ferait sans aucun doute que le plus grand bien.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 13 juillet 2015

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Charles, on ne peut pas autoriser Amazon, Google shopping, Alibaba etc et interdire Uber !

Internet est une vitrine, rien d'autre et il faudra s'y faire !

Les règles de l'offre et la demande domineront toujours, mais, exemple, une amie commande un taxi via une des centrale genevoise, elle demande à se faire prendre à la rue des Grottes à Genève. Après une dizaine de minute, le chauffeur l'appel et lui dit : vous êtes où ?

Elle lui répond, je suis à la rue des Grottes au niveau du numéro 22 !

Le chauffeur lui dit, c'est impossible, je ne vous vois pas et il y a un bouchon !

Elle lui répond : comment vous ne voyez pas, premièrement il n'y a pas de bouchon, aucun véhicule ne circule dans la rue des Grottes !

Après quelques échanges peux courtois de la part du chauffeur, elle se rend compte que le taxi est en fait à la Rue Montbrillant !

Il finit par lui dire qu'il allait arriver par le bas de la rue des Grottes, elle lui explique qu'il ferait mieux d'arriver par la rue Fort-Barreaux, il lui répond qu'elle n'a pas à lui dire par où passer et finit l'appel en lui déclarant :

De toute façon, "je ne parles avec des femmes" !!!

Pour finir le taxi arrive, elle s'installe dans le véhicule après s'être arrêté et la somme de quitter de suite le taxi !

Elle refuse, il sort du véhicule, ouvre la portière et l'éjecte violemment du taxi en lui déclarant à nouveau : "je n'ai pas d'ordre à recevoir d'une femme" !!

Peut être qu'avec un chauffeur Uber, cela ne serait pas arrivé !

Écrit par : Corto | lundi, 13 juillet 2015

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Corto, je comprends ton besoin irrépressible d'exister aux yeux du monde, nous sommes tous concernés.
Mais je ne te suis pas trop dans ta logique.
Ce témoignage est totalement réaliste et correspond à de nombreuses mésaventures de clients mais....! Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Une minorité de chauffeurs se comportent de manière inexcusable et ne sont que rarement sanctionnés par l'autorité. Est-ce suffisant pour fustiger la qualité de nos services ? Je ne pense pas.
Et je trouve ton billet merdique.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 13 juillet 2015

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J'oubliais...
Ton commentaire n'est pas seulement merdique, il est complètement décalé puisqu'à Genève seuls des taxis pouvaient travailler avec Uber jusqu'à récemment.
J'aime bien ton impertinence mais je préférerais un peu de cohérence.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 13 juillet 2015

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Toujours est-il, qu'une utilisatrice de taxis genevois a cessé d'appeler l'une des centrales de notre ville !

Ce que je déplore comme toi et je ne fais pas "d'amalgame", mais depuis quelques temps, ce genre d'histoire n'est pas vraiment exceptionnel et ça c'est encore bien plus merdique que mon billet !

En fait, j'avais rebondi sur l'intervention d'un autre commentateur dénonçant Uber d'embaucheur de migrants et de sans papiers !

Peut être que certains sans papiers n'osent pas se comporter comme le font d'autres, eux, en règle !

Écrit par : Corto | lundi, 13 juillet 2015

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Monsieur Jenni,

UBER n'est pas capitalisée à la hauteur de 50 Milliards, mais valuée à la hauteur de 50 milliards. Cela veut dire que l'on pense pouvoir revendre UBER 50 Milliards pour toutes les actions et que vous pouvez sans doute acheter des actions ordinaire, de gré à gré, sur cette base.

Quel est le capital. UBER a reçu des acheteurs d'actions beaucoup moins. Comme on parle d'un ratio dépassant 10 il doit rester moins de 5 milliards en caisse.

A tire d'info les recettes sont de l'ordre de 2 milliards et la société n'avait fin 2014 fait aucun bénéfice. Elle brule les milliards apportés.

Comme preuve, je vous renvoie aux ECHOS, journal économique de référence, qui en décembre 2014 titrait :

"La valorisation de Uber a surpris le marché : 40 milliards de dollars pour 2 milliards de chiffre d’affaires et des résultats encore négatifs."

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/07/12/2014/lesechos.fr/0203996566690_uber-relance-les-interrogations-sur-une-nouvelle-bulle-internet.htm#KVrHxxBxKtA2WylL.99

Vous alléguez que je disjoncte, libre à vous.

Écrit par : CEDH | lundi, 13 juillet 2015

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Monsieur ou Madame CEDH,

Que vous soyez réduit-e à chercher refuge sur une question de vocabulaire en dit long sur votre absence d'arguments. La DLSE est habilitée à juger de certains conflits du travail et à ce titre est l'équivalente de nos tribunaux des Prud'hommes. Une start-up qui est vieille de 6 ans n'est plus dans les starting blocks. Si elle fait travailler ses employés à perte, c'est du dumping, et le modèle économique n'est pas rentable. Il se trouve que certains investisseurs ne savent pas quoi faire de leur argent et ils jouent à quitte ou double en acceptant de violer nombre de lois et de règlements locaux. Et cette entreprise se targue de respecter une certaine éthique. Oui, certainement la même que l'éthique des vautours. Cette même éthique qui permet de multiplier par 4 ou 10 les prix lors d'événements particuliers entraînant une hausse de la demande. Sans parler de l'espionnage systématique de ses employés à travers leur téléphone portable. Enfin je constate que vous n'avez pas répondu sur le travail au noir, ni sur les cotisations sociales, ni sur le dumping, ni sur le fait que cette entreprise agit en patron en fixant les tarifs et salariant ses employés, voire en les révoquant. Mais sans doute allez-vous encore jouer sur le mots.

Écrit par : Charles | mardi, 14 juillet 2015

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Il faut dire qu'il n'y avait pas de taxi devant la place des Nations à Genève pour manifester contre les accords TISA !!

Etrange ???

Écrit par : Corto | mardi, 14 juillet 2015

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Certains chauffeurs sont conscients des dangers qui se cachent derrière cet accord de libre échange, mais il sont peu nombreux et ils peinent à garder la tête hors de l'eau. Mais tu as raison, on pourrait utiliser l'exemple de Uber et les taxis pour mettre en garde la population sur ce qui l'attend avec TISA.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/09/tisa-quand-le-liberalisme-revient-par-la-porte-de-derriere_4452691_4355770.html

Écrit par : Pierre Jenni | mardi, 14 juillet 2015

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Bonjour M. Jenni,
Bonjour M. Charles


* "La DLSE est habilitée à juger de certains conflits du travail et à ce titre est l'équivalente de nos tribunaux des Prud'hommes."

Non Charles. Les employés du DLSE dépendent du gouverneur de Californie. Dans un cas aussi politisé que celui d'UBER, c'est l'avis du gouverneur que vous avez entendu. C'est-à-dire l'avis d'un politicien qui n'a pas pour but d'appliquer le droit tel qu'il est mais d'exprimer une opinion politique qui ne l'empêchera pas d'être réélu. Le droit sera dit par les Tribunaux.


* "Une start-up qui est vieille de 6 ans n'est plus dans les starting blocks. Si elle fait travailler ses employés à perte, c'est du dumping, et le modèle économique n'est pas rentable."

Dumping, mais il faut les poursuivre ! Là mon brave Charles vous faites fort. Modèle économique pas rentable. Ah bon. Libre à vous d'être plus malin que les investisseurs. Qui vivra, verra. Par contre, il est certain que le modèle économique genevois n'est pas rentable puisqu'il est subventionné par ceux des créanciers des taxis qui ne sont pas payés ainsi que par l'ensemble des contribuables qui subventionnent la très grande majorité des conducteurs, qui ne paient pas d'impôt ou alors très peu.

Quant à reprocher Uber de violer les lois, ils me semblent que les chauffeurs genevois passent leur journée à accumuler les violations des lois. C'est dire que leur action en faveur du respect des lois, ils devraient commencer par se l'appliquer à eux même. Mais bon peut-être que la population excédée les dénoncera. Quoiqu'il est vrai que la perspective d'un coup de couteau est dissuasive.

Enfin, je vous signale que si le VTC parisien fonctionne bien, ce n'est pas à raison du prix, puisqu'il est le même que celui des taxis, mais bien la sinistre réputation du taxi parisien.

Et celle du taxi genevois ne vaux guère mieux. Il faut donc les améliorer et cela passe par une purge au niveau des conducteurs, qui ne sont pas une petite minorité mais une grande minorité. Dehors les délinquants. Dehors les insolvables. Dehors les récidivistes du service merdeux, notamment dehors ceux qui ont été mis dehors par taxiphone. Exigence de l'anglais pour accéder à l'aéroport. Et de l'anglais pour tout nouveau chauffeur de taxi. Tests psychotechniques. Quittance automatisée incluant tous les suppléments. Surveillance de l'Etat commercial du véhicule. Exigences quant aux ... français. Exigence de capacité de gestion d'une entreprise...

Sur ce, je vous laisse, car de toute les manières on arrivera à rien. Je continuerais à éviter les taxis (à Genève pas à Singapore) et à proscrire le remboursement professionel des taxis genevois. C'est tout.

Bien à Vous Messieurs Jenni et Charles.

Écrit par : CEDH | mardi, 14 juillet 2015

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Les chauffeurs de taxis sont-ils de gôche ?

Ou avons-nous à faire à des syndicalistes à l'américaine ?

Allez chatouiller les camionneurs américains et le pays s'arrête net !

Allez chatouillez les taxis américains et ils s'abonnent à Uber, car dans la plupart des pays civilisés, Uber n'est pas moins cher que les taxis locaux !

Il est là le malaise !

Écrit par : Corto | mercredi, 15 juillet 2015

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Corto, ce n'est pas tout à fait vrai. Pour être si populaire, Uber est bien obligé de baisser ses prix par rapport à un service conventionnel. C'est possible puisqu'ils ne paient aucune taxe et pas d'impôts. Mais...
Afin de rester compétitifs par rapport aux autres acteurs sur ce segment, ils subventionnent les chauffeurs dans un premier temps. Une fois ces derniers captifs, ils baissent les tarifs jusqu'à la limite vitale. A tel point que les lésés manifestent devant les centres en Californie.
Maintenant il faut savoir de quel Uber on parle. A part Uberpop qui permet à n'importe qui de s'improviser chauffeur, les autres services sont aussi chers que les taxis ce qui en dit long sur les revenus de ces derniers dont les tarifs n'ont pas bougé en 20 ans à Genève et qui eux paient tout ce qui est dû aux autorités administratives.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 15 juillet 2015

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Grand jaloux !

Oui Uber est estimé à plusieurs milliards alors que ce développement aurait pu être fait à Genève, mais que veux-tu, on ne peut pas tout faire, planquer le fric ensanglanté des dictatures tyranniques et être à la pointe des technologies, à chacun sa croix !

Écrit par : Corto | mercredi, 15 juillet 2015

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Jaloux, moi ? Explique !
Si on peut tout faire. Et d'ailleurs on le fait.
C'est juste qu'on a pas la même visibilité.
Ici on fait dans la discrétion...
Ce qui en arrange bien certains.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 15 juillet 2015

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Quand il ne se passe rien, il ne se passe rien !

A force de se taire, les voyous prennent du terrain !

C'était mieux quand je parlais du cicr et de ses bandes de tueurs !

Écrit par : Corto | jeudi, 16 juillet 2015

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Ouais, mais ici on parle de taxis.
Si tu veux, on peut tenter le sujet de Kigali et du CICR sur mon blog de candidature au CE. Sous réserve va sans dire !
Je connais un peu le bonhomme...

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 16 juillet 2015

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Il me semble que tu manques de stratégie ?

L'autre qui vient te chialer sur fond de plainte pénale, je pouffe à peine !!

Il y a 2 sortes de criminels :

Ceux qui choisissent l'illégalité et ceux qui choisissent la "légalité" !

Les premiers finissent en prison et les seconds n'ont pas d'autre choix que d'entrer dans la "politique" !!!

Écrit par : Corto | vendredi, 17 juillet 2015

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Pierre, la politique consistant à faire que 90% des véhicules sont cloués au sol sans bouger sur une base de 24 heures ne tiendra pas éternellement !

Le partage et le covoiturage ou les autre formes de transports modales vont obligatoirement déployer leurs effets, surtout en période de crise économique !

Avec des actions comme celles entreprises par les taxis, c'est à dire des blocages de la circulation, les concurrents des taxis marquerons des points et les taxis ne font que faire de la pub pour leurs concurrents !

Il y a d'autres moyens beaucoup plus efficaces pour combattre une concurrence, cependant, il faudra opérer quelques changements structurels au sein des taxis genevois, car le bilan n'est pas particulièrement brillant.

Écrit par : Corto | vendredi, 17 juillet 2015

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Oui, Corto, je suis parfaitement d'accord que l'on devrait optimiser l'usage de la voirie, notamment par les taxis. La raison principale est culturelle. En Suisse, on considère toujours le taxi comme un luxe et tout le monde prétend que c'est hors de prix alors que toutes les statistiques comparatives crédibles démontrent le contraire, les prix sont en parfaite adéquation avec le niveau de vie et n'ont pas été ajustés depuis 20 ans.
Les clients qui ont vraiment fait leurs calculs sont arrivés à la même conclusion et on viré un véhicule dans leur ménage. Ils consomment nos services tous les jours ouvrables et font des économies.

Une autre raison provient de l'incurie de nos autorités qui rechignent à écouter les professionnels et qui pondent des lois absurdes et inapplicables qui portent des coups fatals à la corporation. Je ne m'étendrai pas ici sur le sujet que je développe ailleurs dans mon blog.

Nous espérons tous que le premier élan favorable du magistrat en charge de la mobilité pour nous donner le plus largement accès aux voies de bus se poursuivra. Ainsi deviendrons-nous très compétitifs, voire incontournables.

Ceci dit, on ne peut parler de 90 % de véhicules immobilisés. Nous roulons en moyenne la moitié ou le tiers du temps alors que dans les grandes métropoles, les taxis tournent sans arrêt.

Concernant le co-voiturage et le partage, la révolution est en marche dans tous les domaines. Les jeunes d'aujourd'hui n'éprouvent plus le besoin ou l'envie de posséder un bien et devoir l'entretenir, ils préfèrent le louer.
Je suis très favorable à cette évolution du P2P qui met directement en relation des consommateurs et des producteurs sans engraisser des intermédiaires. Mais ici on parle d'autre chose. Uber est un opportuniste qui prétend surfer sur ce changement de paradigme mais qui fait du taxi en exploitant les esclaves des temps modernes qu'ils ont fabriqués pour l'occasion. Comme chez Amazon qui s'installe dans les régions où le chômage explose notamment en raison de leur système disruptif qui a supprimé leurs emplois premiers. Ils les réengagent comme des robots sous-payés dans des conditions de travail qui font passer le tournage de boulons à la chaine chez Ford comme un nirvana. Et tout ça pour prendre le monopole de la distribution de marchandises et ensuite, une fois que nous serons tous captifs, ajuster les prix à la hausse pour décupler la mise. Le temps et les moyens disponibles sont presque infinis. C'est en ce sens que je me suis interrogé, comme toi, sur l'opportunité de soutenir le combat de la gauche et surtout sur le dossier TISA dont les répercussions semblent échapper au commun des mortels.

Concernant les actions de blocage des taxis, je suis aussi d'accord. Sauf que, chaque fois qu'ils se sont résignés à ces démonstrations ils ont été entendus par les autorités. C'est un peu le dernier recours lorsque tout le reste à été vainement tenté. Et j'en sais quelque chose puisque j'ai travaillé durant 8 ans à tenter de corriger la loi Unger pour rien. Il ne faut pas rêver, les taxis du monde entier ont toujours eu mauvaise presse et c'est peine perdue de vouloir tenter de réhabiliter leur image. Tu auras relevé qu'ils ont aussi offert des courses durant une journée de sensibilisation destinée à expliquer leurs malheurs.

Quant au bilan, je te laisse libre de tes propos mais je préfère considérer les utilisateurs régulier de nos services pour me faire une idée et là tu sera sur le cul. 90% de satisfaction ! Nous sommes excellents avec un parc de véhicules des plus récents au monde et un temps de réponse de 3 minutes en moyenne.
La plupart de problèmes ont lieu à l'aéroport. Il semblerait que M. Maudet en ait enfin pris conscience et qu'il ait réinstallé le guichet qui permet de contrôler les refus de courses et de diriger les clients vers le transporteur qui correspond à leur attente. Je t'épargne ici l'historique de ce guichet qui est un véritable scandale de la part des autorités de l'aéroport. Je me fendrai un jour de l'historique de cette affaire qui charge lourdement les autorités et le conseil d'administration qui ont dû rembourser au final près de 800'000.- aux taxis suite à mon recours gagnant au TA.

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 17 juillet 2015

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Les taxis à Singapour sont biens. Pourquoi ? Parce que les chauffeurs marchent droit. Ce n'est pas le cas à Genève avec sa chienlit. Ce qui leur permet d'ailleurs de gérer avec intelligence et sans danger le cas Uber. Je vous le répète, Uber est aussi un symptôme du dysfonctionnement des systèmes existants, dysfonctionnements qui font le lit d'Uber.

Le problème des taxis c'est le problème des chauffeurs de taxi. N'importe qui devient chauffeur de taxi, n'importe qui s'érige indépendant et ces n'importe qui gèrent souvent mal leur affaire. La preuve en est qu'ils deviennent et, surtout, restent obstinément chauffeur de taxi. Un très mauvais investissement, comme le démontre leur échec économique, qui démontre qu'ils n'ont pas les qualités entrepreneuriales requises. Ils convient donc de s'assurer de leur capacité entrepreneuriale.

Le Conseil fédéral droit contraindre les cantons à remettre périodiquement les concessions sur le marché et les attribuer aux meilleurs candidats, sur la base d'une évaluation qui doit aussi prendre en compte la capacité (ou l'absence de capacité) entrepreneuriale démontrée dans ce domaine ou un autre.

A titre d'information, les technologies modernes permettent des progrès : le taxi semi-commun intelligent. Prenez une centrale avec tous les taxis genevois. Il devient alors possible de calculer une trajectoire de taxi prenant un client en A et un autre en A' et de déposer les clients en B et B'. Il s'agit d'ailleurs du cas le plus simple. On peut faire beaucoup mieux.

Écrit par : CEDH | vendredi, 17 juillet 2015

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"Quant au bilan, je te laisse libre de tes propos mais je préfère considérer les utilisateurs régulier de nos services pour me faire une idée et là tu sera sur le cul. 90% de satisfaction ! Nous sommes excellents avec un parc de véhicules des plus récents au monde et un temps de réponse de 3 minutes en moyenne."

Il y a comme qui dirait un biais de sélection.

Vos utilisateurs réguliers sont contents. Bien évidemment, s'ils sont utilisateurs réguliers et donc demeurent utilisateurs c'est qu'il sont content.

Très cher utilisateurs dont tout démontre que vous êtes satisfaits, êtes vous content ?

Écrit par : CEDH | vendredi, 17 juillet 2015

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Merci pour vos conseils CEDH.
Votre analyse est pertinente mais ne reflète qu'une partie de la réalité du domaine des taxis.
S'il est vrai que l'accès en est un peu trop aisé et un moyen pour nombre de personnes non formées, sans qualité professionnelle reconnue et sans expérience, de faire vivre modestement une famille, la médiocrité que vous dénoncez est plutôt permise par le laxisme des autorités dans l'application des lois. Je vous épargne les détails, mais je serais ravi de pouvoir un jour vous relater d'innombrables exemples tous plus révélateurs les uns que les autres.

Non ce ne sont pas à proprement les qualités entrepreneuriales qui font défaut. La gestion d'une entreprise de taxis pour sa seule activité d'indépendant n'implique qu'une compta basique qui tient en 10 postes. Le métier est justement un des rares qui permet à des gens de vivre une certaine liberté, réelle ou rêvée, sans êtres marginalisés.
Je vous expliquerais aussi volontiers les raisons qui ont mis sur la paille les entreprises et pas mal d'artisans. Ce n'est que rarement en raison d'une mauvaise gestion des risques.

En ce qui concerne les concessions, je vous renvoie à mes précédents billets qui expliquent les raisons de l'échec du libéralisme dans notre domaine ainsi que la validité du système de valorisation des permis.

Enfin, si votre curiosité vous amènera jusqu'ici, alors pourrais-je vous expliquer toute l'aventure de M. Unger pour instaurer un monopole d'Etat avec une centrale unique finalement avalisée par le parlement avec l'aide saugrenue du PLR à un tel projet. Là, vous allez franchement rigoler car ça tourne à la farce. Huit ans de travaux parlementaires qui ont fini en classement vertical avant même que la loi entre en application.

Bref, j'adorerais vous convaincre, mais qqch me dit que nous continuerons longtemps ce débat.

Merci d'être présent sur ce blog et de permettre à la discussion de se prolonger un peu.

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 17 juillet 2015

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Quelques remarques au sujet du succès de Singapour.

Le leader du marché est Grabtaxi et son principal concurrent est Easytaxi. Ces sociétés ont été suffisamment intelligentes pour contacter les responsables et les représentants du taxi qui ont été séduits par les avantages évidents de ces outils. On appelle ça du win-win.
Uber ne suit pas ce genre de modèle et a du se plier aux règles de Singapour de travailler avec les taxis.
A Genève, Taxiphone a approché Uber dans une démarche similaire, mais notre appel est resté sans suite. En Europe, il semblerait que e-cab soit le leader. Ce sont des bons exemples intelligents d'utilisation des progrès technologiques dans le respect des lois en vigueur.

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 17 juillet 2015

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M. Jenni,

Vous écrivez :"En ce qui concerne les concessions, je vous renvoie à mes précédents billets qui expliquent les raisons de l'échec du libéralisme dans notre domaine ainsi que la validité du système de valorisation des permis."

Je n'ai pas été assez clair. Désolé. Il découle de l'article 2 alinéa 7 LMI (loi sur le marché intérieur) que les cantons doivent remettre périodiquement en jeux les concessions de service public (autorisation pour taxi de service public). C'est en tous les cas l'avis de la COMCO (Avis de la Commission de concurrence du 22 février 2010). Il ne s'agit donc pas d'une question d'opportunité politique, mais bien de celle de l'application du droit en vigueur.

Gageons qu'après l'adoption d'une nouvelle loi, la question de savoir si l'interprétation de la loi que donne la COMCO est exacte sera soumise au Tribunal fédéral. Si elle devait l'être, c'est la loi fédérale que vous devriez faire modifier pour que votre vision (exacte ou erronée) triomphe.

Cela étant, j'exprime le voeux que le Conseil fédéral prenne la main. Il le peut par simple ordonnance (modification de l'article 8 OTV conforme à l'article 5 LTV). Il doit, s'agissant du service des taxis, édicter une ordonnance cadre.

Bonne fin de journée

Écrit par : CEDH | vendredi, 17 juillet 2015

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CEDH, vous êtes-vous posé la question des raisons qui font qu'en Suisse on ait renoncé à légiférer sur les taxis au niveau fédéral malgré les innombrables procédures qui encombrent les tribunaux cantonaux et communaux depuis au moins 1953 avec l'arrêté ASPASA ?
Quant aux recommandations de la Comco, elles n'ont pas force contraignante et sont souvent valablement contestées. J'ai passé plusieurs heures avec le responsable du dossier des taxis, M. Diebold qui me suggérait la piste du monopole d'Etat, c'est vous dire !
Je partage votre idée de mettre en place une loi cadre très généraliste qui permette les diverses composantes rurales et urbaines dans des règlements et lois cantonales, mais il sera difficile de concilier le tout libéral des alémaniques avec le pragmatisme prudent des romands.
Je suis néanmoins ravi d'avoir cette discussion avec un initié, c'est assez rare pour le relever.

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 17 juillet 2015

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Ou CEDH s'est donné à fond ou il est concerné, ou encore, il bosse pour Uber !?!?

Mis à part mes hommages à CEDH pour sa connaissance de ce dossier et les précisions apportées par Pierre, il semble que du point de vue juridique, ce n'est pas à piquer des hannetons et que la route est longue, avec des compteurs à 500 Chf. l'heure pour un avocat moyen et 1'000 voir plus pour un ténor de bazard fédéral, la route ne sera pas seulement longue, mais pentue !

C'est pour cette raison, si le système occidental n'est pas totalement soumis aux dogmes islamiques ou autre recrudescence d'autres idéologies tout aussi invasive d'ici 5 ans, que la voie judiciaire n'est pas forcéement la plus judicieuse.

Une observation : vous faites (surtout Pierre) référence à des phénomènes historiques et ce sujet, il est utile de rappeler, qu'il n'y a pas si longtemps, les transports publics n'éxcistaient pas avant qu'un certain Blaise tente de lancer cette mode il y a bientôt 4 siècles, l'expérience ne survit pas à son créateur, il fallut attendre 160 ans après l'accident de carrosse ayant ouvert les cieux de cet esprit fécond pour voir le vrai premier transport urbain et public contourner les dédales de la capitales du monde. Finit les privilèges déambulatoires réservés aux plus nantis, la honte pour les restes de nobles des lieux, rien de plus humiliant que de se faire dépasser par des gueux.

Donc, hormis les aspects juridiques, eux bien au chaud lovés dans les considéarations les plus opportunistes, recadrons un peu, et observons les frustrations sociales générées par l'un des plus vils des pêchés : fuir, vite et loin, le plus haut possible et avec le plus de cousins couverts des soies les plus obcsènes.

Oui, les montures restent malgré tout, les dernières parures glorifiant les égos mous et vicieux. Cela même si un apprenti en carrosserie chanceux peut passé pour un fils de riche armateur.

Les compétiteurs sont emmenés dans une valse pascaline sans même se douter de la "farce" à laquelle ils sont dévorés.

Sachez, on ne connait quelqu'un qu'en ne sachant ce qu'il veut !

Le bipède bicéphale n'a rien pu faire de mieux que de s'identifier à ce qu'il a sous cul ou entre ses jambes pour ce qui en est des motocyclistes et il ne manquait que quelques sulfureuses divinités roulant au super dans ce monde tapissé d'impie.

Pierre, relooker les taxis de cette vile ville, de la couleur, du sex-appeal, que quand tu rentres dans un des taxis de cette triste planque à fausser-pilleur tu fleures d'entrées les fragrances des bordels de Macao !

Ce n'est pas con s'emmerde dans ces bas fonds mal ventilés, c'est pire x 10, alors pour une fois, juste un petit plus, un geste, ça changerait du tout au rien l'atmosphère pesant de ces marais de rien à branler.

Allez à Londres sans poser ses humeurs dans un de ces corbillards brevetés et vous n'êtes allé nul-part, n'est-ce pas ?

C'est comme prendre un low-cost mal repeint pour ce bout de lac et ne pas faire 15 ans d'analyse après avoir goûté aux relents de fromage des bahuts roulants genevois !


Bref, Blaise l'aurait imaginé avec plus de candeur !

Écrit par : Corto | samedi, 18 juillet 2015

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Tu ne crois pas si bien dire Corto. Uber offre déjà ses services de conseils juridiques à des prix défiant toute concurrence. Je me réjouis de voir comment cette corporation va réagir et comment le politique suivra...
http://www.uber-avocat.fr/

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 18 juillet 2015

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New York, U.S.A., un pays, comment dire ... pas très ... communiste.

"Bill de Blasio a déclaré lundi qu'il souhaitait freiner «aussi vite que possible» l'entreprise de service de transports Uber, avec laquelle il est désormais engagé dans un bras de fer très public."

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Le-maire-veut-freiner-Uber--aussi-vite-que-possible--27746628

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | mardi, 21 juillet 2015

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Uber et ses chauffeurs finiront t-ils comme Al Capone coincés par le fisc,à défaut d'avoir payer ses impots le cas échéant?

Écrit par : marcel pitre | mercredi, 19 août 2015

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On peut se poser la question Marcel. Une cour de Californie, berceau du mastodonde, a récemment condamné Uber à considérer ses chauffeurs comme des salariés...

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 19 août 2015

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