mercredi, 17 janvier 2018

Nouvelle loi sur les taxis

topelement.jpegDans un article de la Tdg signé Marc Moulin, nous prenons connaissance d'un premier bilan de la nouvelle loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur.

Sauf que...

Notre journal local se fait le porte parole du département de M. Maudet et véhicule presque exclusivement des "fausses nouvelles". Je corrige ici l'essentiel de l'article.


«Espérons que le dossier puisse être définitivement considéré comme réglé.» C'est en ces termes que le conseiller d’État chargé de l’Économie, Pierre Maudet, dresse un bilan, six mois après l'entrée en force de la nouvelle loi cantonale sur les taxis,...

On comprend mieux les voeux de notre magistrat lorsqu'on sait qu'il n'y a pas moins de trois procédures pendantes au TF qui remettent en question les fondements de sa loi votée au pas de charge sans tenir compte des remarques des milieux concernés. Ainsi qu'une procédure devant la Cour de Justice du Canton qui promet pas mal de remous et qui devrait mettre en évidence les errances du service en charge de l'application de la loi. Enfin, on relèvera la récente confirmation par le TF de l'obligation faite à Uber de salarier ses chauffeurs ce qui réduit presque à néant la portée de cette "lex uber" qui voulait dynamiser la concurrence dans ce secteur.

 

Le ministre propose des retouches

Dans son souci légitime et soutenu par les milieux professionnels de supprimer la deuxième catégorie de taxis, le département a décidé d'augmenter massivement le nombre de taxis autorisés à un usage accru du domaine public (AUADP) passant de 875 unités à 1300. Ceci en parfaite contradiction avec la loi qui prévoit la fixation du nombre idéal sur des critères relevants et avec pour conséquence mesurable le basculement dans la pauvreté de l'ensemble des chauffeurs qui ne peuvent plus vivre de leur activité.

La volonté de diminuer si vite le nombre idéal ne fait que confirmer l'opportunisme des autorités et le mépris du texte de loi voté par le parlement.

Quant à l'usage des couloirs de bus, conditionné à la prise en charge de clients, quelques députés UDC ont bien tenté en séance plénière de souligner l'aberration de cette mesure, ils ont parlé dans le désert.

 

Des entreprises se créent

Si ce n'est pas un mensonge à proprement parler, c'est au moins une contre-vérité. Car dans les faits, toutes les entreprises de la place sont en situation de dépose de bilan car la nouvelle loi les a vidées de pratiquement tous leurs collaborateurs.

Certes, certains ont fait le pari de pouvoir renflouer leurs effectifs à moyen terme et ont saisit cette unique opportunité d'acquérir des permis durant la période transitoire malgré l'impossibilité matérielle de les exploiter. Il n'empêche que l'on ne peut décemment pas parler de création d'entreprises, mais d'un brassage mortifère qui met tout le monde au tapis.

 

Une concurrence accrue et contrôlée

Le TF déterminera dans quelle mesure cette concurrence est loyale, notamment sur les questions liées à la taxe annuelle payée uniquement par les taxis pour faire appliquer la loi à l'ensemble des acteurs. Ou encore sur les dispositions qui prévoient des examens allégés pour les VTC qui sont censés représenter la deuxième catégorie au sens de la jurisprudence inébranlable depuis plus de 60 ans et qui permet d'instaurer un numerus clausus à la condition expresse qu'une catégorie de taxis non soumise puisse exercer.

 

Des litiges en cours

On ne parle ici que de la société mondialement controversée qui subit revers sur revers et qui continue à violer impunément toutes les lois. Le département prétend développer son staff pour contrôler les chauffeurs grâce à la fameuse taxe. Dans les faits, cet argent servira vraisemblablement à diminuer la facture de l'Etat pour rembourser les permis à tous ceux qui les ont payés en toute bonne foi ce qui représente quelques dizaines de millions de nos francs à charge de la collectivité.

Si le département avait véritablement la volonté de faire appliquer son texte, il placerait deux agents à l'aéroport départ pour faire cesser l'activité parfaitement illégale des VTC Uber qui circulent presque exclusivement avec des plaques VD et pour la plupart sans permis adéquat. Mais surtout, il devrait faire fermer l'application Uber qui, comme à son habitude, n'a pas même pris la peine de s'annoncer au PCTN, comme la loi l'exige, pour la simple et bonne raison qu'elle reconnaitrait de fait être un "distributeur de courses" ce qu'elle tente un peu vainement de défendre partout dans le monde en se considérant comme une simple plateforme numérique de mise en relation.

 

Je reviendrai prochainement ici pour la suite du polar avec les résultats des divers recours, cantonaux, nationaux et internationaux. Mais je suis obligé de vérifier par cet article que notre média local est bien un organe de propagande du gouvernement et qu'il nous diffuse tout sauf de l'information.

 

11:04 Publié dans Genève, mobilité, Politique, taxis, transports | Lien permanent | Commentaires (67) | |  Facebook | |

Commentaires

De toute maniere, avec l`arrivée des bagnoles autonomes, taxi est un métier en voie de disparition.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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Oui et non Jean.
D'abord parce que pour qu'un système de véhicules autonomes fonctionne, il faudrait que tous les véhicules soient automatisés.
Ensuite parce que nous avons des problèmes éthiques importants dans la programmation de ces véhicules lors de situations critiques.
Enfin parce que le taxi devient un livreur et un assistant social pour personnes à mobilité réduite.
Nous sommes donc tranquilles pour les dix à quinze prochaines années.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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Pour les 10-15 prochains printemps voire un peu plus, probablement mais avec une tendance descendante de plus en plus raide. Uber n`est que le premier, il y en aura d`autres et c`est les "grands" comme Uber qui survivront a la voiture autonome, avec des flottes de voitures autonomes. Pour un jeune taxi, juste le temps de se reconvertir. Pour un vieux, juste le temps de mettre le paquet, histoire de se retirer avec quelques économies en poche.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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Si un jeune aura vraisemblablement amplement le temps de se former durant les longues heures d'attente en station et envisager une reconversion vers des domaines qui n'existent pas encore, il est par contre à peu près certain que personne ne pourra plus économiser avec la pratique du métier qui est devenu un refuge pour les chômeurs qui vont inévitablement grossir les rangs d'une assistance sociale moribonde.
Car ne nous détrompons pas, les "grands" dont vous parlez, ne pratiquent plus le salariat qui garantit des impôts et renfloue les caisses publiques, mais le travail à la tâche par des indépendants en situation précaire et dans l'impossibilité par leur statut de faire appel à la caisse chômage. Ils finiront donc directement à l'hospice général.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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- Hep taxi! Au spatioport, please!
- Oui, frere XZD-33363535438, cracherent les haut-parleurs du taxi-robot YBF-85656578, un modele "PierreJenni" du nom du dernier taxi humain jadis en activité dans Geneva-cosmo-City.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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Avez-vous pensé a faire du Tesla-taxi, Pierre? Pendant encore 2-3 ans, rouler en Tesla restera une "expérience a faire" pour la plupart des clients-taxi potentiels.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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La tesla est un tape cul à ras le sol dont la moitié de nos clients ne sauraient s'extraire.
Un tiers de notre clientèle demande des voitures normales ce qui sous-entend la hauteur d'accès. Ainsi ces personnes à mobilité réduite ont beaucoup de peine à monter dans des vans, mais n'ont qu'à se laisser glisser pour descendre. Avec les Tesla que nous voyons de-ci, de-là, dans le taxi, c'est l'inverse.
Et puis il y a la question de l'investissement impossible à amortir. Alors, non merci Jean, pour moi la Prius reste l'idéal en milieu urbain. C'est d'ailleurs la voiture la plus utilisée en taxi partout dans le monde.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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C`est vous le pro, Pierre. Je pensais seulement au coté marketing.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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La promotion de Teslas ne viserait qu'une petite portion de notre clientèle qui est principalement constituée de jeunes. Ce segment est déjà parti chez Uber.
Je m'interroge d'ailleurs sur leur choix puisque, tous comptes faits, ils paient souvent plus cher que les taxis ordinaires puisque les tarifs sont calculés sur les lois de l'offre et la demande et qu'ils utilisent essentiellement ces services durant les nuits de vendredi et de samedi où l'offre manque.
Et je doute qu'ils soient particulièrement satisfaits de la servitude de leur chauffeur qui doit, s'il veut conserver son contrat, faire preuve d'une attention parfaitement composée et hypocrite pour subir les caprices de ses clients trop heureux de pouvoir se défouler sur le pauvre et frimer devant les gonzesses.
Car c'est là que réside l'arnaque de la soi-disant qualité du service de Uber.
La notation des chauffeurs.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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Vous avez mis le doigt sur quelque chose, Pierre. Si le taxi est obligé de jouer au larbin facon limousine-service mais pour bien moins cher, pas étonnant que ca attire le chaland. Uber a aussi probablement un coté "branché" a la sauce California-hightech aupres des djeunnes. Last but not least, le coté "multinationale" d`Uber inspire peut-etre plus confiance qu`un taxi traditionnel. Faut s`y faire et essayer d`etre créatif pour attirer le client mais, de ce coté, vous n`avez rien a craindre.

Écrit par : JJ | mercredi, 17 janvier 2018

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PJ: serait-ce trop vous demander de résumer en quelques points la loi Maudite, et ce que vous lui reprochez. Si j'ai compris cette loi donne le feu vert à "under". Cette compagnie est une es--------e. Je n'écris pas le mot, mais vous aurez compris. C'est de l'esclavage moderne et encore dans l'antiquité le maître nourrissait ses esclaves. Ici ils peuvent se crever à la tâche tant qu'ils rapportent à des gens qui ne fournissent aucun travail. Dans une économie solidaire ce genre de programme informatique serait gratuit pour des chauffeurs formés, enregistrés, salariés ou indépendants.

Écrit par : Daniel | mercredi, 17 janvier 2018

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J'adorerais pouvoir satisfaire votre envie Daniel, mais vous comprendrez que, si la commission des transports dans un rapport de 615 pages ne réussit qu'à convaincre le téméraire lecteur de la parfaite incompréhension du dossier par les députés, il me sera difficile de vous faire le topo en quelques lignes.
Je vais pourtant me prêter à cet exercice.
La LTVTC, soit la loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeurs et surnommée "Lex Uber", résulte d'un projet de Pierre Maudet qui propose rien moins que la suppression de la particularité suisse des deux catégories de taxis au profit d'une catégorie qui serait un subtil mélange de limousines et de taxis sans droit d'usage accru du domaine public.
Les milieux professionnels sont parfaitement d'accord avec le but cherché mais dénoncent vigoureusement les moyens choisis qui consistent à augmenter massivement les taxis autorisés d'un seul coup alors qu'on aurait tout simplement pu les absorber progressivement dans un délai raisonnable en fonction des départs naturels.
Mais surtout ils n'ont pas apprécié les façons, tant du législateur que de l'exécutif qui n'ont, à aucun moment, tenu compte des remarques des professionnels et qui ont imposé leur diktat sans mesurer les conséquences.
Je me tiens évidemment à votre disposition pour développer ici plus à fond des questions qui pourraient vous venir à l'esprit. C'est un peu le but de ce blog.

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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Quant au programme gratuit dont vous parlez, je vous rassure, il vient. Et il devrait faire mal à ces opportunistes esclavagistes qui profitent de la misère humaine qu'il ont créée pour exploiter les plus démunis sans leur offrir la moindre contrepartie.
Swarm City est la première plateforme mondiale de commerce décentralisée. Elle vient de naître et fait ses premiers pas.
Elle préfigure le monde de demain qui fera l'impasse sur ces intermédiaires sans scrupules grâce à la blockchain, le P2P et les applications décentralisées.
Une révolution soft, sans effets collatéraux, qui devrait enfin permettre la transparence et l'équité pour le plus grand nombre.
A moins que je rêve...

Écrit par : Pierre Jenni | mercredi, 17 janvier 2018

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Vous rêvez Monsieur Jenni. Excusez-moi...

Écrit par : absolom | mercredi, 17 janvier 2018

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Bien-sur qu`il reve, nous revons tous. La vie est un reve dont on ne s`éjecte que pour se retrouver dans un autre reve un peu plus moins étriqué... et ainsi de suite.

Écrit par : canard gonflable no.369 | mercredi, 17 janvier 2018

"particularité suisse des deux catégories de taxis"
Quelles étaient ces deux catérgories? Qu'en est-il des licences vendues à prix d'or? Qu'en est-il de la formation? Pourquoi les professionnels sont-ils d'accord de supprimer les deux catégories

Un rapport de 615 pages, c'est ridicule. Qui l'a lu? A part les auteurs...

"Quant au programme gratuit dont vous parlez, je vous rassure, il vient."
Ca c'est une excellente nouvelle! Quel joie, quel plaisir "wenn über wird unter gehen"!

Écrit par : Daniel | jeudi, 18 janvier 2018

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Daniel, vous comprendrez que je n'ai pas la place ici pour vous expliquer en détail ces points sensibles. Si le sujet vous intéresse je vous suggère de lire mes précédents billets qui expliquent en long et en large l'activité de taxi.

Quelles étaient les deux catégories ?
Les Bleus et les Jaunes à Genève, ou plus officiellement les taxis dits de service public et les taxis privés. les A et les B ailleurs en Suisse.

Qu'en est-il des licences vendues à prix d'or ?
C'est un long feuilleton qui a débuté avec la première loi sur les taxis à Genève, en 1978 sous Fontanet, qui fut et qui est encore le seul canton à disposer d'un tel outil au niveau cantonal. Partout ailleurs en Suisse, le taxi est règlementé au niveau communal.
Je traite aussi de ce sujet dans mes billets. Il faut savoir qu'aujourd'hui, suite à la venue de concurrents plus ou moins légaux et tolérés comme Uber, ces licences, qui sont devenues des autorisations sous le nouveau régime, n'ont plus de valeur. Le département s'est engagé à rembourser les montants payés pour leur acquisition à l'administration. Ce qui représente près de 20 millions à charge des contribuables.
Aux States, les "medalions" ont perdu 10 fois leur valeur passant de plus d'un million de dollars à un peu plus de 100'000 aujourd'hui. C'est d'ailleurs le moment que choisissent les investisseurs pour racheter ces précieux pass.

Qu'en est-il de la formation ?
La LTVTC consacre deux types de permis : Taxi et VTC. Contrairement à la volonté du législateur ces permis sont devenus des formalités puisque toutes les questions sont en ligne sur le site du PCTN, service en charge des taxis notamment. Un recours au TF fustige la différence de traitement entre les examens de ces deux catégories. J'y reviendrai lorsque nous aurons les résultats de notre action.

Pourquoi les professionnels sont-ils d'accord de supprimer les deux catégories ?
Pour la simple raison que ces deux catégories sont à la base de presque tous les problèmes rencontrés dans la profession depuis l'arrêté dit ASPASA de 1953 qui réduit à néant les efforts du numerus clausus. Le panier est percé puisqu'il est possible à n'importe qui de pratiquer le métier à titre privé. Je développe ce sujet en long et en large dans mon blog, notamment sur les liens avec l'IRU où j'ai expliqué les raisons qui font que le métier de taxi de répond pas aux règles habituelles d'un marché compétitif.

Quant au rapport, je pense que même l'auteur, Jean Romain, n'a pas compris la moitié de ce qu'il a publié. C'est en tous cas ce qui ressort des débats en plénière le 13 octobre 2016 où il était rapporteur majoritaire de la Commission des transports.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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Voudriez-vous, Pierre, qu`Uber soit éjecté alors que vous-meme etes un fervent adepte de la technologie sauce informatique et communication digitalisée? C`est la fin d`une époque pour les taxis genevois car on ne peut arreter le "progres". Cela dit, si les taxis genevois étaient capables de s`unir en vue d`un intéret commun, ils auraient mis sur pied une sorte de coopérative avec des moyens financiers communs pour faire la nique a Uber sur ses propres plate-bandes, ne croyez-vous pas? Dans ma jeunesse, il m`est arrivé pendant quelques années de diriger une petite limousine-service a Geneve et j`ai pu me rendre compte comme les taxis avaient une mentalité de chacun pour soi.

Écrit par : JJ | jeudi, 18 janvier 2018

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Non Jean, je ne demande pas qu'Uber soit éjecté mais que nous soyons tous à la même enseigne et que nous puissions exercer notre activité dans un cadre légal qui garantit une concurrence loyale. On en est loin.

Ceci dit, bien que les problèmes de solidarité ne se cantonnent pas à notre profession très individualiste, je dois reconnaitre que mes tentatives de rassemblement de la corporation furent pénibles et peu satisfaisantes. Pourtant j'ai bien réussi à fédérer les taxis au sein d'une coopérative qui rassemblait un bon quart des taxis genevois. Mais les autorités et le parlement n'ont jamais tenu compte des énormes travaux et documents produits dans les divers travaux législatifs. La seule explication que j'aie trouvé à cette attitude dévastatrice, qui implique de remettre l'ouvrage sur le métier tous les six ans en moyenne, provient de l'incompréhension de l'activité par des députés fainéants qui siègent pour toucher des jetons de présence. Que ce soit en plénière, un véritable cirque, une cour de récré pour adultes, ou en séances de commission.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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Ici en Hongrie ou je passe la moitié de l`année les taxis ont réussi a carrément de faire éjecter Uber en menacant de bloquer partout la circulation. Ils l`avaient déja fait juste apres la fin du régime communiste pour obtenir certains privileges et, depuis, les gouvernements les prennent au sérieux. Je ne dis pas que tout le monde devrait faire pareil mais il y a bien une raison pour que la politique ne prenne pas au sérieux les taxis, a Geneve. Cette raison, a mon avis, est que les taxis genevois n`ont jamais démontré qu`ils étaient capables de serrer les rangs au besoin. Cela dit, je crois savoir que la nouvelle réglementation genevoise oblige Uber a jouer avec les memes cartes (chauffeurs professionnels) que les autres, ou bien?

Écrit par : JJ | jeudi, 18 janvier 2018

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La prise en otage des autorités et de la population n'est à mon avis pas une bonne solution et ne devrait être utilisée que dans des cas désespérés.
Car au final, on fâche tout le monde. Je peux vous assurer que nous en avons usé, en désespoir de cause, avec des résultats mitigés auprès de la population qui semble détester les taxis du monde entier.

La nouvelle règlementation est contestée au TF justement pour des questions d'inégalité de traitement. Mais le pire c'est que les autorités ne sont absolument pas disposées à faire appliquer la loi qu'elles ont promue et à laquelle Uber n'entend pas se plier, comme à son habitude et malgré des déclarations qui semblent suggérer le contraire.
Car le modèle Uber ne peut juste pas fonctionner après la sanction du TF qui les oblige à salarier leurs chauffeurs.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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Je crois Pierre, que les taxis ont de toute maniere mauvaise presse dans la plupart des pays ou ils travaillent a leur compte. Ca tient a ce qu`il y a toujours assez de margoulins parmi eux pour discréditer l`ensemble de la profession. Quant au recours Uber pres du TF, ca ne fera surement pas long feu ou alors ca sera l`occasion pour la profession de démontrer qu`elle existe.

Écrit par : JJ | jeudi, 18 janvier 2018

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Je pense que le TF se trouve dans une position délicate pour deux raisons principales.
D'abord parce qu'il martèle depuis 65 ans le sacro-saint principe de liberté de commerce (27cst) pour obliger les cantons qui reconnaissent le besoin de limiter le nombre de taxis circulant en milieux urbains à permettre à une seconde catégorie, non soumise à cette restriction, de fonctionner.
Ensuite parce que, contrairement à ce que vous semblez suggérer, la question ne concerne plus que les taxis mais toute l'économie numérisée et le basculement de paradigme que nos représentants politiques semblent parfaitement ignorer.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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Juste une chose. A Geneve, les taxis n`auraient pas besoin de saloper la circulation pour faire pression, il leur suffirait de se mettre en greve générale pour faire un boxon au niveau du tourisme, des conférences et du fonctionnement de l`aéroport. D`ailleurs, il serait difficile en ville de Geneve de rendre la circulation encore plus bordélique.

Écrit par : JJ | jeudi, 18 janvier 2018

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M. Maudit a prévu ce cas de figure dans son projet de loi. En cas de grève l'Etat peut faire appel à Uber et à tous les acteurs du transport professionnel de personnes pour remplacer les taxis fâchés au pied levé.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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Faire appel a Uber, ca serait la cerise sur le gateau. Oserait-on vraiment et l`Uber, oserait-il au risque de se faire beaucoup d`ennemis dans la population, notamment a gauche? Rien a craindre des TPG, ils sont déja débordés.

Écrit par : JJ | jeudi, 18 janvier 2018

Il faut comprendre que les chauffeurs qui travaillent avec, ou pour Uber sont pour la plupart des personnes en situation désespérée qui n'ont plus que cette option pour survivre. Ils sont exploités par ce géant et prêts à tout pour grappiller quelques sous. Les considérations politiques et l'impact sur la population sont les cadets de leurs soucis.
Et cela viendra en grandissant car de plus en plus de métiers disparaissent sans que les nouveaux se profilent. Je parle de ces sujets en long et en large sur ce blog mais la discussion part souvent dans d'autres directions car nous commençons seulement à prendre la mesure du changement sociétal en cours.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 18 janvier 2018

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M.Jenni ne penser vous pas que aux vue des relevés de la Police Fédérale "Berne".
(IL y a sur le territoire Nyon-Genève 20 Chauffeures Fichers S en France qui sont donc des terroristes avérés qui roulent pour Uber.)
M.Mauvais est a mon avis coupable de cet état de fait ....voir un instigateur
de la venue massive de terroriste en Suisse et spécialement sur le territoire frontaliers.

Écrit par : ALAIN | samedi, 20 janvier 2018

https://rbi-oui.ch/liste-de-boulot-automatise/

Écrit par : info | vendredi, 19 janvier 2018

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Je ne sais que vous répondre Alain. Je pensais savoir à qui j’avais à faire et j’ai voté pour lui avec enthousiasme.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 20 janvier 2018

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Et puis j'ai plus envie de causer de lui. Surtout après ce qui m'est arrivé ce matin avec un dealer de coke qui a faillit me planter et des flics qui m'ont fait comprendre que si je déposais plainte je ne pourrais prétendre à encaisser le manque à gagner au compteur.
Et après on s'étonne qu'un bon tiers des Suisses votent UDC.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 20 janvier 2018

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Vous embarquez de droles de zebres dans votre bahut, Pierre. Estimez-vous heureux d`etre encore de ce monde tellement wonderful, comme avait l`habitude de chanter un illustre patient du dr Zinzin.

Écrit par : JJ | samedi, 20 janvier 2018

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Vous seriez surpris Jean, mais notre clientèle se décline grosso-modo en trois catégories :
- les dealers au sens large. Ceux qui transportent des substances ou des larges montants de cash, les putes qui retournent à la gare au petit matin car elles pratiquent le métier dans un autre coin que celui de leur provenance et leurs clients à tous.
- Les personnes à mobilité réduite, soit dès un certain âge où on commence à craindre de tomber dans un bus, les handicapés et tous ceux qui pour une raison ou une autre ne peuvent se déplacer de manière autonome.
- Les visiteurs, qui sont souvent des hommes (ou des femmes) d'affaires qui passent par notre ville pour signer des contrats ou participer à des forums.

Reste un infime minorité qui sont soit particulièrement privilégiés et qui se paient le luxe de ne plus avoir de véhicule, ou des anxieuses, eh oui, elles sont largement majoritaires pour me permettre de les mettre ici en exclusivité sans devoir passer par les contorsions du langage épicène.

Bon, d'accord, c'est un peu réducteur. Mais assez fidèle à mon expérience de plus de 40 ans au volant d'un taxi.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 20 janvier 2018

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Intéressant. Du temps de mon limo-service, je n`avais que les péripathétiques de luxe et la catégorie business -y compris les gros trafiquants d`armes qui venaient signer leur contrats dans un célebre hotel de la place- avec, au dessert, quelques dictateurs plus ou moins basanés qui sont tous passés de l`autre coté du miroir maintenant. Alala, ca me rajeunit pas, tout ca.

Écrit par : JJ | samedi, 20 janvier 2018

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De toute façon on se rend bien compte qu'une multinationale capitalisée à hauteur de plusieurs dizaines de milliards, écrase tout sur son passage, et les politiques sont aux ordres. Toute tendance confondue... Et bien entendu avec le concours indispensable du média vaseline local, pour mieux nous enfiler le 'libéralisme'. Et dans 10 ans, peut-être moins, un clic d'outre atlantique decidera pour la plupart d'entre nous, quel sera notre quotidien.

Écrit par : whiteman7456 | mercredi, 24 janvier 2018

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Dommage que les taxis genevois preferent le mur des lamentations a l`action. S`organiser pour mettre en commun les finances nécessaires a la mise sur pied d`un systeme commun d`appel informatisé type Uber, ca leur arracherait la gueule. Libre a eux s`ils preferent chialer et crever la gueule ouverte en martyrs de la globalisation.

Écrit par : JJ | jeudi, 25 janvier 2018

C'est une bonne remarque Jean, même si le ton est un brin provocateur.
Je tiens à vous faire remarquer que Taxiphone a mis à disposition du public un outil similaire à celui de Uber AVANT qu'ils viennent en Suisse.
Uber profite d'une visibilité hors normes par sa politique qu'incarnait son fondateur, Kalanick, qui consiste à violer systématiquement toutes les lois en vigueur dans tous les pays pour obtenir une belle visibilité médiatique.
Les autorités ont souvent plié devant la demande de la population pour des services moins chers et ont renoncé à sanctionner ces fraudeurs.

Mais les applications décentralisées arrivent avec la Blockchain. Uber mise dorénavant sur d'autres segments comme les voitures autonomes ou les taxis volants. Je vois ça comme une tentative de rester visible alors que les investisseurs commencent à quitter le navire qui coule sous les procédures et les sanctions qui commencent à tomber un peu partout. En Suisse, le malaise du TF est palpable car ce tribunal a rarement mis tant de temps à se prononcer sur une affaire.

Saviez-vous que, depuis sa création en 2008, Uber a atteint une capitalisation stratosphérique de près de 80 milliards de dollars et n'a pas encore réalisé le moindre bénéfice ? Et savez-vous pourquoi ?

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 25 janvier 2018

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Oui Pierre, je sais qu`Uber dépense des saladiers pour débaucher et appater les chauffeurs et il est clair que les entreprises de taxi ne peuvent pas grand chose contre ca. Uber dépense aussi des milliards pour préparer sa conversion a l`autonome et, la encore, les taxis traditionnels sont largués. Mais les taxis autonomes, c`est probablement pas avant une vingtaine d`années car il y faut bien plus que la bagnole et, en attendant, il vaudrait la peine pour les taxis de s`unir pour avoir une appli, une publicité locale et une organisation qui n`ait rien a envier a Uber, c`est-a-dire pouvant répondre en moins de ces fameuses 7 minutes. A terme, on le sait, le taxi traditionnel est kaput mais pourquoi ne pas tout faire pour pouvoir vivre encore quelques années de ce métier? Vous faites pas d`illusion, avec Uber, les choses finiront tres tres vite en eau de boudin pour les taxis traditionnels s`ils ne se réveillent pas.

Écrit par : JJ | jeudi, 25 janvier 2018

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J'aimerais bien savoir de quoi vous parlez avec "ces fameuses 7 minutes".
Car dans les faits, les taxis genevois sont à l'adresse dans une moyenne de trois minutes alors que c'est facilement 15 pour Uber et consorts.
A cela s'ajoute le fait que, les prix étant flexibles en fonction de l'offre et la demande, le prix d'un Uber peut varier jusqu'à un coefficient de 5.
D'ailleurs, nos clients alléchés par cette nouvelle offre, reviennent vers nous, dépités.
Uber cherche à se convertir pour éviter cette engeance qu'est le personnel salarié. Après Londres qui oblige dorénavant ce statut, le TF a validé la sanction de la SUVA en Suisse. Uber me semble condamnée à relativement court terme.
Encore une fois, je vous encourage à tester notre application qui n'a rien à envier à Uber et qui est disponible dans plus de 120 villes d'Europe. http://www.taxi.eu/en/.
Maintenant, pour revenir à votre charge contre une corporation qui n'est pas capable de s'unir, je vous encourage à lire d'autres billets de ce blog qui expliquent en partie les raisons de la spécificité de notre métier. Je reconnais toutefois que je m'y suis cassé les dents car je doute qu'il y ait plus individualiste qu'un chauffeur de taxis.

Écrit par : Pierre Jenni | jeudi, 25 janvier 2018

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Uber fait sa réclame sur ces 7 minutes max. Uber condamné? Incorrigible optimisme ou flemme de ne rien faire pour survivre? Vous le dites vous-meme, Uber étant plein aux as, il peut se permettre maintenant de siphonner les employés des entreprises de taxi et meme de jouer la carte de la concurrence sinon loyale du-moins légale. De toute maniere, les taxis genevois boufferont la soupe qu`ils se seront préparés et personne en-dehors du métier ne pleurera leur sort. Suffit pas d`avoir une grande gueule (je dis ca pour les taxis en général), faut encore savoir s`en servir a bon escient. En bonus, je livre un petit secret de Polichinelle: en plus du ricain, il y aura vite d`autres Uber dans la nature.

Écrit par : JJ | jeudi, 25 janvier 2018

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Et l'origine des fonds d'uber? Ça sent le caca...

Écrit par : whiteman7456 | jeudi, 25 janvier 2018

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Permettez-moi juste un petit témoignage. Il est vrai que c’est surtout lorsque je suis à l’étranger que je prends des taxis. A Genève, en dehors de quelques rentrées tardives et autres trajets de (ou vers) l’aéroport ou la gare, je ne dois pas prendre le taxi plus d’une fois par année.

Quoi qu’il en soit, j'ai comme habitude de demander au chauffeur comment vont ses affaires. Et bien cela fait plus de 35 ans que j’ai la même réponse, comme quoi, c’est pire que jamais, que c’est devenu dangereux, qu’il n’y a plus rien à gagner dans ce métier, qu’il y a trop de contraintes, trop de circulation, trop de lois, etc. etc.

Sauf que l’autre soir, autant par curiosité que pour me faire une idée de la différence, j’ai téléchargé en quelques secondes l’application Uber et j’ai commandé une voiture. Et si (par charité pour les compagnies de Taxi) je me n’étendrais pas sur les tarifs, je dois avouer que ma première surprise a été la réponse de mes deux chauffeurs (un pour l’aller, l'autre pour le retour) à ma question traditionnelle. Je ne sais pas, s’ils prennent des cours pour être parfaitement « Corporate » mais ces deux messieurs étaient particulièrement enthousiastes, joyeux, sympas et visiblement fiers de faire ce métier.

Je leur ai dit d’ailleurs que si c’était la première fois que je prenais Uber, c’était surtout la première fois que j’avais droit à des chauffeurs qui n’était pas ronchons….

Voilà, ça s’arrête là, je comprends les frustrations et les inquiétudes de Pierre Jenni et de ses confrères, je ne pense pas que l’uberisation des métiers de services soit une si bonne nouvelle (même pour les consommateurs) à long terme mais bon, c’est vrai que ces discours ô combien inédits dans la bouche de chauffeurs de taxi m’ont séduit….

Écrit par : Vincent | jeudi, 25 janvier 2018

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Il est évident que tout manque de remise en question d'une profession, est dramatique, en voilà un cinglant témoignage...

Écrit par : whiteman7456 | jeudi, 25 janvier 2018

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Et j'imagine Vincent que ces charmants chauffeurs vous ont aussi dit qu'ils gagnaient bien leur vie, que les clients étaient adorables, qu'ils vénéraient leur patron et qu'ils étaient très reconnaissant aux autorités genevoises de ne pas être trop regardantes sur l'application des lois.
Vivement que je vous donne un petit cours de rattrapage histoire de vous permettre de comprendre quelques éléments indispensables qui caractérisent notre activité. Et donc le caractère bougon qui semble avoir pris le dessus.
J'ajouterais que l'ubérisation porte mal son nom car Uber est un profiteur qui se fait passer pour un acteur de l'économie de partage censé supprimer les intermédiaires alors qu'il est l'Intermédiaire suprême et pratique un hyper-capitalisme débridé qui exploite les esclaves des temps modernes. Qui, comme vous avez pu le remarquer avec étonnement, sont parfaitement dociles.
Merci pour la visite.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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Vous semblez tres faché contre Uber, Pierre. Pourtant, je me souviens d`un journal sur Léman TV (je crois) ou, a la surprise du présentateur qui vous avait manifestement invité pour casser du bois sur le dos d`Uber, vous avez au-contraire quasiment pris le parti de celui-ci. C`est peut-etre ca le probleme avec les taxis genevois: ils ne savent pas vraiment ce qu`ils veulent ou alors trop tard. A propos, bravo les chirurgiens de la main qui font greve aujourd`hui pour défendre leur gagne-pain!

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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Je suis plutôt libéral à tendance libertaire Jean. Je suis favorable à une saine concurrence pour autant que les mêmes règles s’appliquent aux acteurs d’une même branche.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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Vous savez bien Pierre que la libre concurrence implique la possibilité d`accumuler beaucoup d`argent et, des lors, vous ne pouvez jeter la pierre a Uber pour utiliser tout ce fric accumulé pour inciter les taxis a travailler plus volontiers pour lui que pour d`autres et, de maniere générale, a se procurer des avantages concurrentiels légaux. Si vous etes "libéral", vous devez bien savoir au sujet du beurre et de l`argent du beurre...

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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Nous n’avons visiblement pas la même conception du libéralisme. Pour moi c’est essentiellement la responsabilisation individuelle et la liberte d’entreprendre. Rien à voir avec Uber qui vole, triche et ment sans rougir.

Écrit par : Pierre | samedi, 27 janvier 2018

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"Vole, triche et ment"? Portez donc plainte, Geneve n`est pas une république bananiere, que je sache. N`acceptez-vous la concurrence que si cela vous arrange? Portez plainte ou unissez-vous pour relever le gant dans la lice de la concurrence, bougez-vous le cul mais autant arreter de geindre car personne ne vous plaindra.

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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J adhère totalement à ce que JJ écrit:"(...)"Vole, triche et ment"? Portez donc plainte, Genève n`est pas une république bananière, que je sache. "

Néanmoins, pas seulement porter plainte mais SE RéVOLTER!

ça va apparaître un peu hors sujet de relever ce que ce rigolo inculte de Trump a dit à Davos 2018:" Je (ou nous les américains)avons fait beaucoup pour la prospérité des finances en Suisse". Uber par exemple ou Coca Cola ou Mc Do ou IBM et les HP et Apple? Qu ont ils apportés sauf la mal bouffe, la traite du commerce quasi équivalente à la traite des nègres?

Écrit par : Charles 05 | samedi, 27 janvier 2018

"Portez donc plainte,"

Porter plainte auprès de la Police genevoise ? Cette organisation mafieuse ?

Écrit par : Adjudant Cruchot | samedi, 27 janvier 2018

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Bin voyons... comme je vous plains de devoir vivre dans un si horrible pays, Cruchot. Pourquoi ne déménagez-vous pas dans la démocratie de vos reves?

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

Là c’en est trop Jean. Nous avons au moins trois procédures pénales pendantes depuis près de deux ans. Le procureur semble emprunté et ne tiens visiblement pas à faire de l’ombre à son collègue de parti.

Écrit par : Pierre | samedi, 27 janvier 2018

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Peut-etre que le bien-fondé de l`accusation n`est pas si évidente a juger, Pierre...

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

C`est comme vous dites, Charles 05, il faut s`organiser pour se défendre. Avec des marionnettes genre Trump, la tendance actuelle en économie (et c`est pas malheureusement pas Berset qui y trouvera a redire) est au "big is beautiful" alors meme que tout étudiant en premiere année d`économie sait que la grande majorité des emplois et des impots sont fournis par les PME. Si les "petits" se laissent faire, ils seront écrasés au nom du "big is beautiful" et c`est alors que les grandes emmerdes commenceront pour tout le monde. On voit déja ca aux USA et dans certains pays d`Europe Centrale ou les PME ont été sacrifiés avec, comme résultat concret, le déferlement des emplois précaires et la démolition des services publics.

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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@JJ,

Pas seulement "Big Is Beautiful" mais aussi appliquer le concept économique qui fait concentrer tout entre les mains des Big qui veulent mener le bal à leurs guises en devenant "Too Big To Fail" ou Le trop gros pour faire faillite. En fin de course, de telles institutions financières ou Banques créeraient des conséquences systémiques, dramatiques et désastreuses sur toute l économie en cas de risque de faillite. Conséquences qui seraient pires encore pour la classe moyenne voire la classe de bas revenue ou pauvre. Par conséquence, ces institutions se retrouvent renflouées par les pouvoirs publics donc les contribuables et surtout les PME que vous citez @JJ et le tour est "bien joué".

Preuve est Macron et regardez-le à Davos 2018. On dirait un responsable d une agence bancaire qui rend compte à ses supérieurs à Davos de la "bonne" façon avec laquelle il applique les ordres de la Banque dans "sa propre" Entreprise dite la France.

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | samedi, 27 janvier 2018

La "class action" ou action collective est bien connue outre-Atlantique et dans les pays de common law. Elle permet à un grand nombre de personnes d'agir en justice de manière collective afin d'attaquer une personne (en général, une entreprise) dans le but d'obtenir une réparation financière, voire morale – mais celle-ci est plus rare.

la Suisse (et d'autres pays comme la France) ne consacre pas l'action collective par leur législation. En Suisse, le système juridique impose que chacun fasse valoir soi-même ses droits en justice.

Il faudrait donc passer par une plateforme américaine... comme avec VW ?
Faire valoir ses droits en Suisse coute très cher

Écrit par : teotaxi | samedi, 27 janvier 2018

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@ Teotaxi dit : "(...)Faire valoir ses droits en Suisse coute très cher (...)"

Soit!

Et une grève des taxis ou une manifestation dans la rue comme les taxis françaises ne sont elles pas faisables, non? A une seule condition qui est l union des acteurs!

Un brave collègue-contributeur ci dessus a parlé de la grève des médecins chirurgiens de la main car baisse de 40% de leurs CA (la TDG l avait publié aussi ce matin avec, semble t il un début de réponse de M. Mauro Poggia)

In fine, c est vrai que seuls les gens conscients du problème posé par Uber
pourraient aussi boycotter cet Uber. C est comme si des vendeurs se mettraient à vendre leur bazar devant des enseignes (Mig-Co,Den,Lid, Al, Man...pour ne citer qu elles) afin de casser les prix et si ni les enseignes ni les clients n en contestent violemment, ils l auront dans le baba ...

Bien à Vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | samedi, 27 janvier 2018

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Oui Charles d'accord avec vous il reste la grève...!?
Le boycott... les gens s'en foutent, tant qu'ils ne sont pas concernés, voyez avec les licenciements dans l'industrie ou la banque dans les années 90, chacun pour soi.

Écrit par : teotaxi | samedi, 27 janvier 2018

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@teotaxi,
Merci pour votre réponse. Je vous répondrais plus tard à tête tranquille.
Juste pour vous dire, je suis Charles 05 et non pas Charles(bien que je n ai rien contre Charles bien au contraire).
Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | samedi, 27 janvier 2018

J'ai souvent parlé des mouvement de grève des taxis et j'ai été l'instigateur de celui qui s'opposait à la couleur unique pour les taxis avec un succès dont je suis plutôt fier puisque nous avons rassemblé 300 voitures en cortège depuis la piscine de Meyrin jusqu'à la Grand-rue, presque sans gêner la circulation.
Nous avons utilisé ce moyen très rarement et en désespoir de cause. Nous avions une véritable force de nuisance, notamment avec l'aéroport et les ponts, mais nous avons réussi à nous mettre encore plus, si c'est possible, la population à dos et fâché les autorités qui n'ont plus voulu "traiter" avec nous.
Aujourd'hui c'est fini. M. Maudet a très bien compris le message et il a introduit dans sa loi la possibilité de remplacer sur le champ les taxis par les limousines et les VTC pour des missions provisoires lors d'accroissement exceptionnel de la demande, ou justement, lorsque ces taxis, décidément toujours mécontents, voudraient faire grève.
Personnellement je déplore de devoir en arriver là et j'observe qu'il est très difficile de faire passer le message auprès de la population.
Mais cela va changer avec la disruption à tous les étages. Aujourd'hui nos élus s'émeuvent des restructurations de la presse, l'ATS, No billag, etc. Ils ne semblent pas encore avoir compris que les taxis furent les premiers d'une longue liste. Bientôt ce seront les avocats, les médecins, les architectes, toutes ces professions libérales très lucratives qui placent leurs lobbyistes dans les parlements qui vont enfin réaliser qu'il y a un truc qui ne joue pas. Mais nous, les taxis, nous serons morts, après une longue agonie qui laisse presque tout le monde indiférent.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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Si un corps de métier se rend compte de ce qu`il ne lui est laissé aucune chance, il n`a plus rien a perdre et tout a gagner a se bouger le cul.

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

Je n'ai pas vérifié, mais je pense que l'info est crédible. Un tiers des chauffeurs de taxis ne paient plus leurs cotisations AVS.
Ce qui doit arriver arrivera. Il y aura un drame. Une voiture qui prend feu, un type qui se flingue. Je doute que cela suffise.
Que pensez-vous qu'il est arrivé aux millions de citoyens américains que se sont vus mettre à la porte de leur maison parce qu'ils ne pouvaient plus payer les intérêts hypothécaires de leur dette ? Rien. Ils sont juste à la rue. Point barre.
En revanche, lorsque ceux qui votent nos lois seront touchés, le scénario va changer.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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Juste une idée. Pourquoi ne pas faire une carte-client valable chez tous les taxis adhérents non-liés a Uber, donnant droit a un rabais appréciable sur le prix de la course? Par ailleurs, ne pas attirer l`attention sur vos problemes avec une action quelconque (par exemple la greve) est le meilleur moyen pour que rien ne change, ne pensez-vous pas?

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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Jean, si le domaine vous intéresse, je vous encourage à vérifier sur le site de Taxiphone à quel point nous offrons tout et plus encore que nos concurrents quels qu'ils soient. Mais je doute que ce soit le cas, car comme pour la plupart, le taxi est un luxe qui ne concerne que quelques nantis qui n'en ont pas plus à foutre de nous que les autres.
Alors non, je ne pense pas, ou plutôt je ne pense plus que ça vaille le coup de faire du bruit. On va attendre que les autres, soit le monde entier, commencent enfin à réaliser ce qui se passe.
Je fais ma part ici. Et même vous qui manifestez une certaine empathie, chipotez sans voir l'essentiel.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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Aide toi, le ciel t`aidera. Sinon, requiescat in pace.

Écrit par : JJ | samedi, 27 janvier 2018

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Ou comme le disait MCR lors de son discours présidentiel du 1er août à Monthey : "Levez-vous, revendiquez, on n'obtient rien sans pression"
J'ai donné. Je me repose, presque en paix.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 27 janvier 2018

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