Genève - Page 2

  • Uber alles oder über See ?

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    uber-billions-again.jpgAprès lecture des innombrables commentaires en faveur de la venue du mastodonte californien sur nos terres, il me semble important de rappeler quelques faits et remettre quelques pendules à l'heure.

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  • refus de paiement par carte de crédit

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    carte-de-crédit1.jpgSuite à l'article de ce jour dans la Tdg qui relate la mésaventure d'un avocat genevois, il me semble important de mettre quelques pendules à l'heure.

     

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  • Pourquoi les taxis roulent-ils pour la traversée de la Rade ?

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    7781_xlarge.jpgOn m'a plusieurs fois suggéré qu'il n'était certainement pas intéressant pour les taxis de faire le tunnel sous la rade car le prix des courses diminuerait de manière sensible.

    C'est mal connaître la logique du métier qui consiste non pas à ralentir pour faire durer la course, mais aligner les clients qui s'acquittent à chaque course d'une prise en charge.

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  • Les Libéraux votent un monopole d'Etat !

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    taxi-1024x598.jpgOn aura décidément tout vu en politique. Nous étions habitués aux alliances contre-nature pour créer des blocs susceptibles d'emporter des majorités, mais nous n'avions encore jamais vu des Libéraux prôner l'étatisation d'un service.

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  • Référendum contre la loi sur les taxis

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    topelement.jpgDans le monde entier, les taxis, comme la police, ont mauvaise presse. On les affuble de tous les maux même si dans la majorité des cas ils offrent des services irréprochables.

    Il faut dire qu'on se rappelle plus facilement d'une mésaventure. Et, malheureusement, elles arrivent encore trop souvent.

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  • Une nouvelle loi sur les taxis...

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    IMG_0110.JPGAinsi le parlement sortant s'apprêterait à voter en urgence une Xième loi sur les taxis et limousines, après plus de 7 ans de travaux dont 3 à la commission des transports.

    Ces travaux se sont fait à huit clos rigoureux puisque aucun commissaire n'était autorisé à sortir les comptes rendus de séances et communiquer sur l'avancement.

    Ainsi, les milieux professionnels du transport de personnes n'ont été auditionnés qu'une fois courant 2010. Malgré les promesses du président de la commission, ils n'ont pas pu s'exprimer sur les conclusions de la sous-commission avant le vote en plénière. Nous avons pu télécharger le projet avant-hier, comme tout le monde, et constater que les fuites étaient confirmées et les craintes fondées.

    Ce sont donc moins de 7 personnes qui vont décider de l'avenir du transport professionnel de personnes et plus particulièrement des taxis. Ils se cacheront derrière le vote du parlement, qui ne saurait remettre en question cet énorme travail, et qui se cachera, à son tour, derrière le peuple qui devra valider cette loi.

    Alors que la loi actuelle avait fait l'unanimité mais n'a pas été appliquée, essentiellement par manque de ressources, cette nouvelle mouture subira les mêmes défauts, aucun investissement n'étant programmé pour effectuer les contrôles.

    Comment justifier une telle précipitation à faire passer en force un texte rejeté par les principaux concernés ? Comment fera le nouveau ministre en charge de la mise en musique d'une loi qu'il réprouvera ?

    Cette manière de procéder est un vrai déni de démocratie que je dénonce haut et fort.

    Pourvu qu'ils n'aient pas le temps d'entrer en matière...

  • Sièges pour enfants dans les taxis

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    3_taxi.jpgJe tiens à remercier Pierre Beguin qui a publié sur son blog sa mésaventure avec sa famille à la rentrée de vacances. Par son témoignage on comprend un peu mieux les brimades et aberrations que subissent les chauffeurs de taxi et la difficulté qu'ils rencontrent pour offrir un service efficace à leurs clients.

    Que dit la loi ?

    Depuis le 1er avril 2010, le Conseil fédéral a décidé de renforcer la sécurité des enfants dans les voitures de tourisme et les bus scolaires. Les dispositifs de retenue pour enfants doivent répondre aux normes de sécurité édictées par la directive européenne ECE 44/03. Les enfants de moins de 4 ans devront voyager dans une coque. De 4 à 12 ans ils seront installés dans des sièges homologués s'ils mesurent moins de 150cm et ne pèsent pas plus de 18 kilos.

    Interventions parlementaires

    Plusieurs députés, à l'instar de Carlo Sommaruga, Lilianne Maury-Pasquier et Andrea Martina, sont intervenus aux chambres fédérales pour dénoncer l'aberration d'obliger les taxis à transporter dans leur coffre deux à trois types de sièges pour répondre aux exigences légales. En vain. Le Conseil fédéral estime que la sécurité des enfants est prioritaire.

    Et pourtant, dans la plupart des pays d'Europe, les taxis ont bien été exemptés de cette obligation impossible à respecter.

    Les solutions

    Contrairement à ce qu'a répondu Madame Leuthard aux parlementaires, un simple rehausseur gonflable n'est pas envisageable puisqu'il ne répond pas aux normes imposées.

    Le problème des familles avec plusieurs enfants reste entier.

    A Zürich, les chauffeurs imposent une surtaxe à leurs clients qui couvre le trajet pour aller chercher le siège auprès de la centrale.

    A Genève, les clients qui commandent un taxi doivent signaler la présence d'enfants afin que la centrale puisse envoyer un taxi équipé.

    A l'aéroport, des sièges sont mis à disposition des chauffeurs dans un local. Mais il n'est pas rare que ce local ne soit pas accessible par défaut de personnel. Surtout le soir à certaines heures.

    Guichet taxi à l'aéroport

    Comme le prévoit la loi sur les taxis et tout particulièrement son règlement d'application (art. 24), les chauffeurs de taxis se sont organisés pour mettre en place un guichet de taxis à l'aéroport de Genève.

    Comme dans la plupart des villes importantes du monde, ce guichet est indispensable et rempli plusieurs fonctions. Il permet principalement de diriger le client vers le bon taxi qui répond aux demandes spécifiques telles que : paiement par carte de crédit, sièges enfants, équipement d'hiver, plus de 4 places, etc. Il permet en outre de contrôler l'activité du transport de personnes sur le site, notamment les "navettes étrangères" soumises à autorisation. Enfin ils surveillent l'attitude des chauffeurs et dénoncent les refus de courses. Ils interviennent en cas de conflit et appellent la police dans les cas sérieux.

    La première expérience a été interrompue à la suite d'un recours des taxis au tribunal qui leur a donné raison. Les dispositions légales n'étaient pas respectées notamment l'absence de participation au financement du guichet par l'aéroport. Après de nombreuses séances de travail et une manifestation des taxis, les autorités ont finalement mis en place un guichet en tête de station qui a permis de régler enfin la plupart des problèmes dénoncés. Malheureusement, pour des raisons incompréhensibles, l'aéroport a décidé de suspendre ce service. Il semble que l'aéroport n'entend pas assumer seul le financement.

    Il faudra donc revenir autour de la table afin de trouver des ressources. Les chauffeurs sont prêt à participer à l'effort par le paiement d'un émolument comme ils l'ont prouvé durant la première tentative. En revanche ils n'entendent plus faire de la gestion de personnel qui n'a rien à voir avec leur activité de transport de personnes.

  • Priorisation systématique des transports publics

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    191610_d1a586f0.jpgN'ayant pas réussi à mettre fin à la guerre des transports dans notre canton, Mme Künzler tente la fuite en avant pour sauver sa candidature au CE en jetant de l'huile sur le feu.
    Nous avons pu observer ce que la politique de priorisation des transports publics a provoqué dans notre ville. En bloquant les transports individuels (TI), c'est tout le réseau qui est paralysé.


    Tous les exemples de villes qui ont réussi leur réforme en matière de mobilité se caractérisent par des axes roulants avec ondes vertes et périphériques pour les TI. Juste l'inverse du programme des Verts qui, par leur vision étriquée et intégriste, se tirent une balle dans le pied et contribuent à augmenter la pollution par la brimade systématique des automobilistes.


    Cette attitude est parfaitement irresponsable et dénuée de sens à l'heure on l'on envisage le développement du Grand Genève qui prévoit une augmentation des TI d'environ 20 % d'ici 2030. A moins que, comme nous l'avons vu avec le refus de la rénovation de l'aéroport, le but des Verts soit de promouvoir la décroissance. Ce qui ne serait pas moins irresponsable, mais au moins cohérent.


    Mme Künzler, qui s'exprimait hier soir à Forum répondant au journaliste, affirmait que la traversée du lac était bien prévue dans le projet Mobilités 2030. Elle se garde bien de rappeler que le financement de la Confédération n'a pas été validé et que ce n'est pas avant l'horizon 2050, au mieux, que nous verrons le début des travaux de cet ouvrage.

    Et surtout pas un mot sur la traversée de la rade qui permettrait enfin de garantir le service minimal pour atteindre l'objectif louable de vider le noyau de la cité des véhicules parasitaires et enfin créer les zones de confort justement réclamées par les adeptes de la mobilité douce.


  • Chronique mobilité de la TDG

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    images.jpgExcellente chronique dans la TDG d'aujourd'hui, 10 juin 2013, écrite par Nathalie Hardyn, Présidente du Groupe transport et économie (GTE).

    Excellente pour plusieurs raisons:

    D'abord elle parle clair, ce n'est pas de la langue de bois. Ensuite elle a suivi avec sérieux l'évolution du dossier Mobilités 2030, le rapport de base initial de 65 pages et la version remaniée.

    Elle tient un discours modéré qui contraste fort avec les intégristes de la mobilité douce. Ainsi elle concède volontiers que le centre doit être évacué de la circulation parasitaire, mais elle rappelle très justement que ce concept n'est réaliste qu'avec le financement de la traversée du lac. Or celle-ci est sérieusement compromise. Du moins à l'horizon 2030.

    Ainsi, mine de rien, elle nous explique que la vision du Conseil d'Etat n'est qu'une vision. Et elle veillera à ce que l'économie de notre canton ne subisse pas les velléités de certains à vouloir anticiper l'évacuation des transports individuels sans offrir d'alternative.

    Par le travail du GTE et d'autres, le rapport Mobilités 2030 a été expurgé de tous discours anti croissance et tous les modes de transports ont trouvé une place respectable.

    Je regrette une seule chose, mais je ne puis lui en tenir rigueur. Son rôle est de rappeler que le transport est directement lié à l'économie. Elle n'a pas parlé de la traversée de la rade.Tunnel quai Wilson.JPG

    Or, c'est justement ce dont nous avons impérativement besoin et tout de suite pour implémenter les bonnes projections du rapport Mobilités 2030. A défaut, tout ce travail ne serait que du vent.

    L'opportunité se présente justement puisque l'initiative de l'UDC pour une liaison entre le port Noir et l'avenue de France a été finalement acceptée par le parlement. Nous voterons avant 2015 et la réalisation devra se faire dans les 6 ans.

    Enfin du dynamisme ! Et n'allez pas nous refaire le coup du manque de financement. Nous avons vu ce que les politiques d'austérité ont provoqué en Europe et nous savons aujourd'hui que la projection des économistes était erronée.

  • Retour sur le forum MOBILITES 2030

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    mobilité douce.jpgLe 23 novembre, une centaine de personnes, sur les 600 invitées, sont venues écouter la présentation du DIME de Mme Künzler sur son programme Mobilités 2030.

    Exceptée la première consultation disponible en ligne, ils seront les seuls représentants de la population genevoise susceptibles d'affiner le projet.

     

    Dans son exposé d'introduction, pas un mot sur la traversée du lac, et pour cause, le financement est sérieusement remis en question puisque la confédération ne l'a pas inscrit dans le prochain volet d'inverstissements.

     

    Et pourtant, comme le confirmera Monsieur Hochstrasser, directeur de la DGM, c'est justement le maillon indispensable à la mise en place d'un système tangentiel avec des anneaux périfériques et quelques pénétrantes.

     

    Ce forum se voulait l'occasion de créer une union sacrée entre les défenseurs de la mobilité douce et ceux qui estiment que la voiture est encore incontournable.

     

    images.jpgPourtant, lorsqu'on découvre certaines prises de position, on comprend vite que les intégristes viennent clairement du bord des bien pensants qui remettent justement en question cette traversée du lac puisqu'ils veulent des villes sans voitures.

     

    Tout le contraire des milieux économiques qui représentent non seulement les artisans et les professionnels, mais aussi une bonne partie de la population qui ne peut tout simplement pas utiliser d'autres modes, faute d'alternatives crédibles.

     

    Ces derniers recherchent les compromis et sont aussi favorables aux divers transferts modaux qui favorisent la mobilité douce et la qualité de vie en ville. Ils seront de précieux alliés, incontournables dans la mise en place des lignes directrices de la mobilité de demain.

     

    Les marginaliser ou ne pas tenir compte de leurs remarques réduirait à néant les objectifs louables du programme Mobilités 2030 qui, heureusement sera régulièrement remanié au fil des avancées.

  • Mobilité : Peut-on éviter l'implosion ?

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    C'est sous ce titre que Jérôme Savary, directeur associé de Mobilidée, nous propose dans la tribune du jour une chronique qui reprend quelques chiffres articulés dans le programme du CE, Mobilités 2030.

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  • Traverser le lac

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    TDG du 28 novembre 2012

    "Le Conseil d’Etat appelle le Grand Conseil à ne valider que partiellement l’initiative populaire de l’UDC demandant une liaison sous-lacustre au niveau du centre-ville. Il estime en effet que l’exécutabilité du texte est problématique, «car le délai de réalisation n’est pas réaliste». Si le Parlement suit cet avis, le texte soumis au peuple serait expurgé des mesures précises de construction."

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  • Mobilité 2030...

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    Opel_Ampera_Exterior_View_768x432_am12_e01_102.jpgUn document de 65 pages résume la stratégie de mobilité du Conseil d'Etat genevois et devrait servir de fil conducteur à une consultation élargie.

    Très diplomatiquement, le ton est donné. On parle essentiellement de hiérarchie et surtout de développement de la mobilité douce et des espaces publics, du respect de l'environnement et de la qualité de la vie en ville. Quelques lignes sur l'économie.

    Pour réaliser ce noble dessin, il va donc falloir réduire les transports individuels motorisés au centre malgré un développement "sans précédent" et un "essor démographique considérable".

    Il faudra aussi beaucoup d'argent pour développer le "maillage du réseau" des transports publics ainsi que les ouvrages d'envergure comme la traversée de la rade.

    Il faudra attendre la page 51 pour lire une première fois le mot "taxis" qui n'apparaitra que 4 fois dans tout le document dont deux entre parenthèses.

    Et trois fois les termes de "mobilité réduite".

    Il faut donc en déduire que la plupart des gens peuvent sans autre renoncer à leur véhicule bruyant et polluant pour faire du vélo, de la marche à pied ou prendre un bus de temps en temps.

    Et pourtant, les taxis transportent près de 3 milions de personnes par an dont un bon tiers sont dans l'incapacité de faire autrement.

    Je propose à nos élus visionnaires d'attendre sur le CEVA et la traversée de la rade pour revoir leur copie.

    Car nous aurons certainement d'agréables surprises qui rendront ce rapport obsolète.

    Non seulement en termes de fluidité, mais aussi de rendement de véhicules toujours moins bruyants et moins polluants.