lundi, 03 décembre 2012

Mobilité : Peut-on éviter l'implosion ?

C'est sous ce titre que Jérôme Savary, directeur associé de Mobilidée, nous propose dans la tribune du jour une chronique qui reprend quelques chiffres articulés dans le programme du CE, Mobilités 2030.

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samedi, 01 décembre 2012

Traverser le lac

TDG du 28 novembre 2012

"Le Conseil d’Etat appelle le Grand Conseil à ne valider que partiellement l’initiative populaire de l’UDC demandant une liaison sous-lacustre au niveau du centre-ville. Il estime en effet que l’exécutabilité du texte est problématique, «car le délai de réalisation n’est pas réaliste». Si le Parlement suit cet avis, le texte soumis au peuple serait expurgé des mesures précises de construction."

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mardi, 20 novembre 2012

Mobilité 2030...

Opel_Ampera_Exterior_View_768x432_am12_e01_102.jpgUn document de 65 pages résume la stratégie de mobilité du Conseil d'Etat genevois et devrait servir de fil conducteur à une consultation élargie.

Très diplomatiquement, le ton est donné. On parle essentiellement de hiérarchie et surtout de développement de la mobilité douce et des espaces publics, du respect de l'environnement et de la qualité de la vie en ville. Quelques lignes sur l'économie.

Pour réaliser ce noble dessin, il va donc falloir réduire les transports individuels motorisés au centre malgré un développement "sans précédent" et un "essor démographique considérable".

Il faudra aussi beaucoup d'argent pour développer le "maillage du réseau" des transports publics ainsi que les ouvrages d'envergure comme la traversée de la rade.

Il faudra attendre la page 51 pour lire une première fois le mot "taxis" qui n'apparaitra que 4 fois dans tout le document dont deux entre parenthèses.

Et trois fois les termes de "mobilité réduite".

Il faut donc en déduire que la plupart des gens peuvent sans autre renoncer à leur véhicule bruyant et polluant pour faire du vélo, de la marche à pied ou prendre un bus de temps en temps.

Et pourtant, les taxis transportent près de 3 milions de personnes par an dont un bon tiers sont dans l'incapacité de faire autrement.

Je propose à nos élus visionnaires d'attendre sur le CEVA et la traversée de la rade pour revoir leur copie.

Car nous aurons certainement d'agréables surprises qui rendront ce rapport obsolète.

Non seulement en termes de fluidité, mais aussi de rendement de véhicules toujours moins bruyants et moins polluants.

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mercredi, 03 octobre 2012

Faire le bien des gens malgré eux

image_1.jpgLa grande frustration d’un élu, c’est de voir ses résultats se compter sur les doigts d’une main à la fin d’une carrière politique. Et le risque est grand de vouloir forcer un peu le destin sans respecter la volonté populaire.

Lorsqu’on rejoint un exécutif, on dispose d’informations inaccessibles au commun des mortels et on réalise mieux la complexité des enjeux. Il va donc falloir manipuler, à défaut de pouvoir éduquer, les citoyens.

Si nous attendons d’un élu une vision, il nous faut avant tout du concret et du pragmatique.
Certes, dans quelques dizaines d’années nous ne verrons plus de transports individuels motorisés et polluants dans les milieux urbains appelés à se densifier encore.
Et c’est tant mieux pour la qualité de vie.

Mais en attendant, la voiture, telle qu’on la connaît encore aujourd’hui, a de belles années devant elle. Il suffit de voir l’engouement populaire au salon de l’auto.
Les raisons sont multiples, la découverte de nouvelles nappes de pétrole n’en est qu’une, pas des moindres.

Alors de grâce, messieurs-dames, visionnaires aux commandes, gardez un peu les pieds sur terre et avancez pas à pas avec votre temps.
Commencez par libérer le centre en créant des axes fluides pour tous les modes et non pas en essayant de décourager un choix contre un autre.

Le premier pas, qui se fait attendre depuis plus de 60 ans, ce sont les traversées de la rade, petit et grand lac. Le souverain a l’occasion de participer concrètement et de manière crédible au développement de la mobilité douce, et donc à la qualité de vie en ville, en confirmant l’initiative de l’UDC dans les urnes.

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jeudi, 21 juin 2012

Mobilité, sécurité, qui fait la loi ?

images.jpgDans la tribune du 10 mai 2012, on ressent de l'indignation dans l'éditorial.

Comment peut-on envisager une seconde que les milieux professionnels concernés soient enfin entendus dans la refonte des lois ?


Page suivante, on retrouve cette même arrogance de l'exécutif au travers de Madame Künzler cette fois qui, malgré les innombrables recours, pétitions et manifestations, persiste à imposer à la population ce qu'elle ne veut pas.


Les taxis subissent ces mêmes travers cette fois avec Monsieur Unger qui martèle dans la presse : "Ce ne sont pas les taxis qui écriront la prochaine loi".
Serait-ce son influence, en tant que président du Conseil d'Etat, qui déteint sur ses collègues ?


Aucune loi n'est susceptible de produire les effets escomptés si elle n'est pas validée par les principaux concernés. On a pu vérifier la dérive de l'organisation des transports publics par des technocrates, et on peut être à peu près certains que la police remportera son bras de fer, devant le peuple si nécessaire.


Dernièrement, les taxis ont encore subit l'obstination des cadres de la DGM lorsque Monsieur Thierry Messager, directeur opérationnel, nous assénait que les clients du taxi n'avaient qu'à payer plus par des détours plutôt que d'envisager de partager les précieux couloirs de bus.


La conséquence d'une telle obstination peu éclairée, c'est que la ville est en blocage permanent. A tel point que, pour y pallier, il faille donner encore plus de priorité aux TPG en empêchant systématiquement au reste des véhicules de bouger.


Cette attitude favorise le durcissement des fronts, la grogne et la perte de confiance envers les élus et favorise donc l'émergence des partis populistes.


Mais le pire c'est que cette paralysie pénalise aussi les TPG qui ne peuvent respecter leur vitesse commerciale, non pas sur leurs axes royaux qu'il se réservent sans concession, mais aux croisements cruciaux avec les autres usagers.
Plus aucune onde verte n'est possible, le tram est prioritaire. Les giratoires, miracles de fluidité ! ? Impossibles pour les bus et les trams.


Qui est responsable ? Une seule personne. Le ou la présidente du département concerné qui concocte un projet de loi sans consultation valable et qui sera validé par une commission parlementaire débordée qui n'aura ni le temps, ni les moyens, ni les compétences de vérifier le bien-fondé du texte proposé. La loi sera finalement votée par le parlement sur la base des recommandations de la commission.

Espérons que le petit jeune, nouvel arrivé, saura insuffler une autre énergie dans l'exécutif cantonal. Ses qualités d'écoute contrastent fort avec l'esprit autoritaire qui colore ce conseil d'Etat. Mais il faudra vraisemblablement attendre sur le renouvellement de 2013 pour qu'il se sente moins seul.

D'ici là, il aura pris ses marques. A nous de choisir le sang neuf qui devrait régénérer cet organisme malsain et empêtré dans des poblèmes de transversalité que seul un collège peut résoudre. Et certainement pas par un énième remaniement des départements, manie chronique aussi coûteuse qu'inefficace.

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