lundi, 30 septembre 2013

Une nouvelle loi sur les taxis...

IMG_0110.JPGAinsi le parlement sortant s'apprêterait à voter en urgence une Xième loi sur les taxis et limousines, après plus de 7 ans de travaux dont 3 à la commission des transports.

Ces travaux se sont fait à huit clos rigoureux puisque aucun commissaire n'était autorisé à sortir les comptes rendus de séances et communiquer sur l'avancement.

Ainsi, les milieux professionnels du transport de personnes n'ont été auditionnés qu'une fois courant 2010. Malgré les promesses du président de la commission, ils n'ont pas pu s'exprimer sur les conclusions de la sous-commission avant le vote en plénière. Nous avons pu télécharger le projet avant-hier, comme tout le monde, et constater que les fuites étaient confirmées et les craintes fondées.

Ce sont donc moins de 7 personnes qui vont décider de l'avenir du transport professionnel de personnes et plus particulièrement des taxis. Ils se cacheront derrière le vote du parlement, qui ne saurait remettre en question cet énorme travail, et qui se cachera, à son tour, derrière le peuple qui devra valider cette loi.

Alors que la loi actuelle avait fait l'unanimité mais n'a pas été appliquée, essentiellement par manque de ressources, cette nouvelle mouture subira les mêmes défauts, aucun investissement n'étant programmé pour effectuer les contrôles.

Comment justifier une telle précipitation à faire passer en force un texte rejeté par les principaux concernés ? Comment fera le nouveau ministre en charge de la mise en musique d'une loi qu'il réprouvera ?

Cette manière de procéder est un vrai déni de démocratie que je dénonce haut et fort.

Pourvu qu'ils n'aient pas le temps d'entrer en matière...

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mardi, 03 septembre 2013

Sièges pour enfants dans les taxis

3_taxi.jpgJe tiens à remercier Pierre Beguin qui a publié sur son blog sa mésaventure avec sa famille à la rentrée de vacances. Par son témoignage on comprend un peu mieux les brimades et aberrations que subissent les chauffeurs de taxi et la difficulté qu'ils rencontrent pour offrir un service efficace à leurs clients.

Que dit la loi ?

Depuis le 1er avril 2010, le Conseil fédéral a décidé de renforcer la sécurité des enfants dans les voitures de tourisme et les bus scolaires. Les dispositifs de retenue pour enfants doivent répondre aux normes de sécurité édictées par la directive européenne ECE 44/03. Les enfants de moins de 4 ans devront voyager dans une coque. De 4 à 12 ans ils seront installés dans des sièges homologués s'ils mesurent moins de 150cm et ne pèsent pas plus de 18 kilos.

Interventions parlementaires

Plusieurs députés, à l'instar de Carlo Sommaruga, Lilianne Maury-Pasquier et Andrea Martina, sont intervenus aux chambres fédérales pour dénoncer l'aberration d'obliger les taxis à transporter dans leur coffre deux à trois types de sièges pour répondre aux exigences légales. En vain. Le Conseil fédéral estime que la sécurité des enfants est prioritaire.

Et pourtant, dans la plupart des pays d'Europe, les taxis ont bien été exemptés de cette obligation impossible à respecter.

Les solutions

Contrairement à ce qu'a répondu Madame Leuthard aux parlementaires, un simple rehausseur gonflable n'est pas envisageable puisqu'il ne répond pas aux normes imposées.

Le problème des familles avec plusieurs enfants reste entier.

A Zürich, les chauffeurs imposent une surtaxe à leurs clients qui couvre le trajet pour aller chercher le siège auprès de la centrale.

A Genève, les clients qui commandent un taxi doivent signaler la présence d'enfants afin que la centrale puisse envoyer un taxi équipé.

A l'aéroport, des sièges sont mis à disposition des chauffeurs dans un local. Mais il n'est pas rare que ce local ne soit pas accessible par défaut de personnel. Surtout le soir à certaines heures.

Guichet taxi à l'aéroport

Comme le prévoit la loi sur les taxis et tout particulièrement son règlement d'application (art. 24), les chauffeurs de taxis se sont organisés pour mettre en place un guichet de taxis à l'aéroport de Genève.

Comme dans la plupart des villes importantes du monde, ce guichet est indispensable et rempli plusieurs fonctions. Il permet principalement de diriger le client vers le bon taxi qui répond aux demandes spécifiques telles que : paiement par carte de crédit, sièges enfants, équipement d'hiver, plus de 4 places, etc. Il permet en outre de contrôler l'activité du transport de personnes sur le site, notamment les "navettes étrangères" soumises à autorisation. Enfin ils surveillent l'attitude des chauffeurs et dénoncent les refus de courses. Ils interviennent en cas de conflit et appellent la police dans les cas sérieux.

La première expérience a été interrompue à la suite d'un recours des taxis au tribunal qui leur a donné raison. Les dispositions légales n'étaient pas respectées notamment l'absence de participation au financement du guichet par l'aéroport. Après de nombreuses séances de travail et une manifestation des taxis, les autorités ont finalement mis en place un guichet en tête de station qui a permis de régler enfin la plupart des problèmes dénoncés. Malheureusement, pour des raisons incompréhensibles, l'aéroport a décidé de suspendre ce service. Il semble que l'aéroport n'entend pas assumer seul le financement.

Il faudra donc revenir autour de la table afin de trouver des ressources. Les chauffeurs sont prêt à participer à l'effort par le paiement d'un émolument comme ils l'ont prouvé durant la première tentative. En revanche ils n'entendent plus faire de la gestion de personnel qui n'a rien à voir avec leur activité de transport de personnes.

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vendredi, 21 juin 2013

Priorisation systématique des transports publics

191610_d1a586f0.jpgN'ayant pas réussi à mettre fin à la guerre des transports dans notre canton, Mme Künzler tente la fuite en avant pour sauver sa candidature au CE en jetant de l'huile sur le feu.
Nous avons pu observer ce que la politique de priorisation des transports publics a provoqué dans notre ville. En bloquant les transports individuels (TI), c'est tout le réseau qui est paralysé.


Tous les exemples de villes qui ont réussi leur réforme en matière de mobilité se caractérisent par des axes roulants avec ondes vertes et périphériques pour les TI. Juste l'inverse du programme des Verts qui, par leur vision étriquée et intégriste, se tirent une balle dans le pied et contribuent à augmenter la pollution par la brimade systématique des automobilistes.


Cette attitude est parfaitement irresponsable et dénuée de sens à l'heure on l'on envisage le développement du Grand Genève qui prévoit une augmentation des TI d'environ 20 % d'ici 2030. A moins que, comme nous l'avons vu avec le refus de la rénovation de l'aéroport, le but des Verts soit de promouvoir la décroissance. Ce qui ne serait pas moins irresponsable, mais au moins cohérent.


Mme Künzler, qui s'exprimait hier soir à Forum répondant au journaliste, affirmait que la traversée du lac était bien prévue dans le projet Mobilités 2030. Elle se garde bien de rappeler que le financement de la Confédération n'a pas été validé et que ce n'est pas avant l'horizon 2050, au mieux, que nous verrons le début des travaux de cet ouvrage.

Et surtout pas un mot sur la traversée de la rade qui permettrait enfin de garantir le service minimal pour atteindre l'objectif louable de vider le noyau de la cité des véhicules parasitaires et enfin créer les zones de confort justement réclamées par les adeptes de la mobilité douce.


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lundi, 10 juin 2013

Chronique mobilité de la TDG

images.jpgExcellente chronique dans la TDG d'aujourd'hui, 10 juin 2013, écrite par Nathalie Hardyn, Présidente du Groupe transport et économie (GTE).

Excellente pour plusieurs raisons:

D'abord elle parle clair, ce n'est pas de la langue de bois. Ensuite elle a suivi avec sérieux l'évolution du dossier Mobilités 2030, le rapport de base initial de 65 pages et la version remaniée.

Elle tient un discours modéré qui contraste fort avec les intégristes de la mobilité douce. Ainsi elle concède volontiers que le centre doit être évacué de la circulation parasitaire, mais elle rappelle très justement que ce concept n'est réaliste qu'avec le financement de la traversée du lac. Or celle-ci est sérieusement compromise. Du moins à l'horizon 2030.

Ainsi, mine de rien, elle nous explique que la vision du Conseil d'Etat n'est qu'une vision. Et elle veillera à ce que l'économie de notre canton ne subisse pas les velléités de certains à vouloir anticiper l'évacuation des transports individuels sans offrir d'alternative.

Par le travail du GTE et d'autres, le rapport Mobilités 2030 a été expurgé de tous discours anti croissance et tous les modes de transports ont trouvé une place respectable.

Je regrette une seule chose, mais je ne puis lui en tenir rigueur. Son rôle est de rappeler que le transport est directement lié à l'économie. Elle n'a pas parlé de la traversée de la rade.Tunnel quai Wilson.JPG

Or, c'est justement ce dont nous avons impérativement besoin et tout de suite pour implémenter les bonnes projections du rapport Mobilités 2030. A défaut, tout ce travail ne serait que du vent.

L'opportunité se présente justement puisque l'initiative de l'UDC pour une liaison entre le port Noir et l'avenue de France a été finalement acceptée par le parlement. Nous voterons avant 2015 et la réalisation devra se faire dans les 6 ans.

Enfin du dynamisme ! Et n'allez pas nous refaire le coup du manque de financement. Nous avons vu ce que les politiques d'austérité ont provoqué en Europe et nous savons aujourd'hui que la projection des économistes était erronée.

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jeudi, 04 avril 2013

La traversée du lac en rade

Je publie ici ma chronique du 3 avril 2013

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lundi, 11 mars 2013

Les TPG de Madame Künzler

Je publie ici ma chronique mobilité du 8 mars

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lundi, 07 janvier 2013

Retour sur le forum MOBILITES 2030

mobilité douce.jpgLe 23 novembre, une centaine de personnes, sur les 600 invitées, sont venues écouter la présentation du DIME de Mme Künzler sur son programme Mobilités 2030.

Exceptée la première consultation disponible en ligne, ils seront les seuls représentants de la population genevoise susceptibles d'affiner le projet.

 

Dans son exposé d'introduction, pas un mot sur la traversée du lac, et pour cause, le financement est sérieusement remis en question puisque la confédération ne l'a pas inscrit dans le prochain volet d'inverstissements.

 

Et pourtant, comme le confirmera Monsieur Hochstrasser, directeur de la DGM, c'est justement le maillon indispensable à la mise en place d'un système tangentiel avec des anneaux périfériques et quelques pénétrantes.

 

Ce forum se voulait l'occasion de créer une union sacrée entre les défenseurs de la mobilité douce et ceux qui estiment que la voiture est encore incontournable.

 

images.jpgPourtant, lorsqu'on découvre certaines prises de position, on comprend vite que les intégristes viennent clairement du bord des bien pensants qui remettent justement en question cette traversée du lac puisqu'ils veulent des villes sans voitures.

 

Tout le contraire des milieux économiques qui représentent non seulement les artisans et les professionnels, mais aussi une bonne partie de la population qui ne peut tout simplement pas utiliser d'autres modes, faute d'alternatives crédibles.

 

Ces derniers recherchent les compromis et sont aussi favorables aux divers transferts modaux qui favorisent la mobilité douce et la qualité de vie en ville. Ils seront de précieux alliés, incontournables dans la mise en place des lignes directrices de la mobilité de demain.

 

Les marginaliser ou ne pas tenir compte de leurs remarques réduirait à néant les objectifs louables du programme Mobilités 2030 qui, heureusement sera régulièrement remanié au fil des avancées.

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lundi, 03 décembre 2012

Mobilité : Peut-on éviter l'implosion ?

C'est sous ce titre que Jérôme Savary, directeur associé de Mobilidée, nous propose dans la tribune du jour une chronique qui reprend quelques chiffres articulés dans le programme du CE, Mobilités 2030.

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samedi, 01 décembre 2012

Traverser le lac

TDG du 28 novembre 2012

"Le Conseil d’Etat appelle le Grand Conseil à ne valider que partiellement l’initiative populaire de l’UDC demandant une liaison sous-lacustre au niveau du centre-ville. Il estime en effet que l’exécutabilité du texte est problématique, «car le délai de réalisation n’est pas réaliste». Si le Parlement suit cet avis, le texte soumis au peuple serait expurgé des mesures précises de construction."

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mardi, 20 novembre 2012

Mobilité 2030...

Opel_Ampera_Exterior_View_768x432_am12_e01_102.jpgUn document de 65 pages résume la stratégie de mobilité du Conseil d'Etat genevois et devrait servir de fil conducteur à une consultation élargie.

Très diplomatiquement, le ton est donné. On parle essentiellement de hiérarchie et surtout de développement de la mobilité douce et des espaces publics, du respect de l'environnement et de la qualité de la vie en ville. Quelques lignes sur l'économie.

Pour réaliser ce noble dessin, il va donc falloir réduire les transports individuels motorisés au centre malgré un développement "sans précédent" et un "essor démographique considérable".

Il faudra aussi beaucoup d'argent pour développer le "maillage du réseau" des transports publics ainsi que les ouvrages d'envergure comme la traversée de la rade.

Il faudra attendre la page 51 pour lire une première fois le mot "taxis" qui n'apparaitra que 4 fois dans tout le document dont deux entre parenthèses.

Et trois fois les termes de "mobilité réduite".

Il faut donc en déduire que la plupart des gens peuvent sans autre renoncer à leur véhicule bruyant et polluant pour faire du vélo, de la marche à pied ou prendre un bus de temps en temps.

Et pourtant, les taxis transportent près de 3 milions de personnes par an dont un bon tiers sont dans l'incapacité de faire autrement.

Je propose à nos élus visionnaires d'attendre sur le CEVA et la traversée de la rade pour revoir leur copie.

Car nous aurons certainement d'agréables surprises qui rendront ce rapport obsolète.

Non seulement en termes de fluidité, mais aussi de rendement de véhicules toujours moins bruyants et moins polluants.

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mercredi, 03 octobre 2012

Faire le bien des gens malgré eux

image_1.jpgLa grande frustration d’un élu, c’est de voir ses résultats se compter sur les doigts d’une main à la fin d’une carrière politique. Et le risque est grand de vouloir forcer un peu le destin sans respecter la volonté populaire.

Lorsqu’on rejoint un exécutif, on dispose d’informations inaccessibles au commun des mortels et on réalise mieux la complexité des enjeux. Il va donc falloir manipuler, à défaut de pouvoir éduquer, les citoyens.

Si nous attendons d’un élu une vision, il nous faut avant tout du concret et du pragmatique.
Certes, dans quelques dizaines d’années nous ne verrons plus de transports individuels motorisés et polluants dans les milieux urbains appelés à se densifier encore.
Et c’est tant mieux pour la qualité de vie.

Mais en attendant, la voiture, telle qu’on la connaît encore aujourd’hui, a de belles années devant elle. Il suffit de voir l’engouement populaire au salon de l’auto.
Les raisons sont multiples, la découverte de nouvelles nappes de pétrole n’en est qu’une, pas des moindres.

Alors de grâce, messieurs-dames, visionnaires aux commandes, gardez un peu les pieds sur terre et avancez pas à pas avec votre temps.
Commencez par libérer le centre en créant des axes fluides pour tous les modes et non pas en essayant de décourager un choix contre un autre.

Le premier pas, qui se fait attendre depuis plus de 60 ans, ce sont les traversées de la rade, petit et grand lac. Le souverain a l’occasion de participer concrètement et de manière crédible au développement de la mobilité douce, et donc à la qualité de vie en ville, en confirmant l’initiative de l’UDC dans les urnes.

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mercredi, 25 juillet 2012

Protection des données et transparence

Connaissez-vous le bureau des préposés à la protection des données et à la transparence ?

Et savez-vous ce qui se trame contre lui ?

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mardi, 24 juillet 2012

Taxe d'usage accru du domaine public, pourquoi et comment ?

D'aucuns pourraient se poser légitimement la question de la validité de l'encaissement d'une taxe auprès des taxis de service public pour l'usage accru du domaine public, notamment les voies de bus et les diverses stations en ville, à la gare et à l'aéroport.

Le DARES s'est fait une première fois désavouer par le TF le 18 juin 2011 lorsqu'il a décidé de valoriser les permis afin d'encourager la rotation par le départ des anciens. L'Etat a dû  rembourser les sommes indûment encaissées auprès des recourants par défaut de base légale.

En effet, si le principe de la taxe est bien questionné, ce n'était pas le fond du recours. L'augmentation de la valeur des permis était un mécanisme seulement possible dans le règlement d'exécution sans référence précise sur les montants dans la loi.

Par la suite, d'autres chauffeurs ont estimé que l'Etat devait aussi rembourser tous ceux qui avaient acquis un permis plus cher que le montant retenu par le TF et, bien qu'ils n'aient pas recouru à 30 jours, ils ont saisi la justice sur le principe de l'égalité de traitement et ont obtenu gain de cause récemment à la Chambre Administrative du canton. Le DARES a jusqu'au 20 août pour recourir contre cette décision. A défaut, l'Etat devra rembourser des sommes conséquentes aux lésés.

Ailleurs dans le monde, les pratiques sont diverses. Pourtant, dans la majorité des pays qui pratiquent, ou qui sont revenus à, une régulation du nombre des taxis, les permis sont librement transmissibles à la valeur du marché. Ainsi, un permis (plaque, patente, concession, autorisation, médaillon) se monnaient à :

New York :    730'000 USD

Monaco :       900'000 Euros

Paris :           300'000 Euros

Annecy :        220'000 Euros

Annemasse :  200'000 Euros

A Genève, avant la libéralisation catastrophique de 1992, les permis avaient atteint plus de 220'000 CHF.

La première question est donc de savoir si la régulation du nombre, et son inévitable corolaire de valorisation de la denrée rare que sont les permis, sont justifiés.

Les études ne manquent pas mais divergent parfois largement en fonction du commanditaire. Ainsi, le rapport TOI de la commission européenne ne se mouille pas trop en proposant 4 pistes qui vont de la régulation à la libéralisation, qui était plutôt dans le vent dans les années 2000.

Les pays du nord qui ont fait le choix de la libéralisation ont dû considérablement augmenter les standards et les contrôles pour pallier la déchéance du parc auto et les incivilités provoquées par une lutte féroce pour obtenir un revenu minimum. Cet effet pervers est très coûteux pour l'administration qui manque chroniquement de ressources.

Aux Etat-Unis, les chantres du libéralisme, et au Canada, la plupart des Etats et des villes sont revenus à un régime régulé depuis déjà plus de 20 ans car les gouvernements n'ont pu que constater que les lois habituelles du marché ne s'appliquaient pas au domaine des taxis pour la simple et bonne raison que les clients sont captifs et qu'il n'y a pas de réelle concurrence. Pour plus de détails, je vous encourage à prendre connaissance de l'intervention de M. Victor Dizengoff, actif depuis plus de 45 ans dans le domaine à New York, lors du 2ème forum de l'IRU sur les taxis (http://www.iru.org/index/en_event_2ndTaxiForum) Ainsi que ma contribution en bas de page d'accueil.

A Genève, nos autorités ont vite fait le même constat suite à l'initiative mensongère intitulée "pour des taxis égaux et moins chers" que le peuple a validée. 6 mois plus tard, les tarifs explosaient de 33 % et la qualité des services était en chute libre. En outre, il y a toujours aujourd'hui deux catégories de taxis. Le parlement a donc validé le retour à la réglementation du nombre.

La réponse est donc clairement oui !

La seconde question concerne la valeur des permis. Comment cette valeur doit-elle être fixée et quel doit être le rôle de l'Etat ?

Si en Suisse il existe autant de pratiques que de communes, seul le canton de Genève a confirmé, par sa triste expérience de libéralisation, la valorisation des permis. (Zürich souffre d'un régime non régulé et d'un marché sauvage que la police n'arrive pas à contrôler.)

Pourtant, contrairement aux pratiques courantes dans le monde, c'est l'Etat qui fixe la valeur des permis et qui gère les listes d'attentes. Il est important que l'Etat garde un droit de regard sur ces autorisations afin d'éviter les dérives de spéculation et de permettre à tout un chacun d'obtenir un permis dans des délais raisonnables. En revanche, si un rôle de régulateur peut être encouragé, il en va d'autre pour la gestion. Ce n'est pas le rôle de l'Etat et, d'ailleurs, il le rempli très mal. Les listes sont mal tenues et les positions régulièrement contestées. La valeur des permis est fixée arbitrairement puisque l'Etat ne dispose d'aucune donnée valable qui justifierait d'un manque ou d'un excès de taxis disponibles pour les clients. D'ailleurs, le département a encore récemment refusé un préavis des milieux professionnels pour diminuer sensiblement le nombre de taxis sous le prétexte, un peu facile, d'un défaut de méthodologie dans les chiffres fournis.

Seul le marché fixe valablement la valeur des permis. En effet, un acheteur potentiel fera son calcul d'amortissement et ne sera pas disposé à payer plus que de raisonnable. Maintenant, si les prix devaient prendre l'ascenseur, ce serait l'indicateur fiable d'un manque de taxi. L'Etat pourrait alors remettre en circulation de nouveaux permis à des prix inférieurs, régulant ainsi le marché et empêchant la spéculation.

La commission des transports, qui étudie en ce moment (depuis près de 2 ans !!!) un projet de refonte de la loi sur les taxis, devrait donc sérieusement envisager le retour à la transmissibilité des concessions. Non seulement par souci d'harmonisation avec les pratiques européennes puisque nous subissons une pression pour reprendre les normes juridiques de la communauté, mais surtout parce que l'investissement consenti est un gage de qualité des services, un nivelage par le haut puisque le chauffeur devra exploiter au mieux son taxi pour amortir dans un délai raisonnable. Tout le contraire d'un régime libre qui permet à n'importe qui de mettre un compteur et une bonbonne sur un véhicule pour transporter professionnellement des personnes dans des poubelles qui passent tout juste la visite périodique et qui travaillera jour et nuit pour réaliser un revenu médiocre en violant toutes les lois.

Un autre effet important de la valorisation des permis est la possibilité pour les chauffeurs de lâcher le volant à un âge raisonnable sans devoir dépendre des services sociaux de l'Etat. Par son investissement, il crée une sorte de 3e pilier. Aujourd'hui, à Genève, plus de 160 chauffeurs ont dépassé l'âge de la retraite et 8 ont plus de 83 ans ! Ils ne peuvent s'arrêter car leur revenu AVS n'est pas suffisant.

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jeudi, 21 juin 2012

Mobilité, sécurité, qui fait la loi ?

images.jpgDans la tribune du 10 mai 2012, on ressent de l'indignation dans l'éditorial.

Comment peut-on envisager une seconde que les milieux professionnels concernés soient enfin entendus dans la refonte des lois ?


Page suivante, on retrouve cette même arrogance de l'exécutif au travers de Madame Künzler cette fois qui, malgré les innombrables recours, pétitions et manifestations, persiste à imposer à la population ce qu'elle ne veut pas.


Les taxis subissent ces mêmes travers cette fois avec Monsieur Unger qui martèle dans la presse : "Ce ne sont pas les taxis qui écriront la prochaine loi".
Serait-ce son influence, en tant que président du Conseil d'Etat, qui déteint sur ses collègues ?


Aucune loi n'est susceptible de produire les effets escomptés si elle n'est pas validée par les principaux concernés. On a pu vérifier la dérive de l'organisation des transports publics par des technocrates, et on peut être à peu près certains que la police remportera son bras de fer, devant le peuple si nécessaire.


Dernièrement, les taxis ont encore subit l'obstination des cadres de la DGM lorsque Monsieur Thierry Messager, directeur opérationnel, nous assénait que les clients du taxi n'avaient qu'à payer plus par des détours plutôt que d'envisager de partager les précieux couloirs de bus.


La conséquence d'une telle obstination peu éclairée, c'est que la ville est en blocage permanent. A tel point que, pour y pallier, il faille donner encore plus de priorité aux TPG en empêchant systématiquement au reste des véhicules de bouger.


Cette attitude favorise le durcissement des fronts, la grogne et la perte de confiance envers les élus et favorise donc l'émergence des partis populistes.


Mais le pire c'est que cette paralysie pénalise aussi les TPG qui ne peuvent respecter leur vitesse commerciale, non pas sur leurs axes royaux qu'il se réservent sans concession, mais aux croisements cruciaux avec les autres usagers.
Plus aucune onde verte n'est possible, le tram est prioritaire. Les giratoires, miracles de fluidité ! ? Impossibles pour les bus et les trams.


Qui est responsable ? Une seule personne. Le ou la présidente du département concerné qui concocte un projet de loi sans consultation valable et qui sera validé par une commission parlementaire débordée qui n'aura ni le temps, ni les moyens, ni les compétences de vérifier le bien-fondé du texte proposé. La loi sera finalement votée par le parlement sur la base des recommandations de la commission.

Espérons que le petit jeune, nouvel arrivé, saura insuffler une autre énergie dans l'exécutif cantonal. Ses qualités d'écoute contrastent fort avec l'esprit autoritaire qui colore ce conseil d'Etat. Mais il faudra vraisemblablement attendre sur le renouvellement de 2013 pour qu'il se sente moins seul.

D'ici là, il aura pris ses marques. A nous de choisir le sang neuf qui devrait régénérer cet organisme malsain et empêtré dans des poblèmes de transversalité que seul un collège peut résoudre. Et certainement pas par un énième remaniement des départements, manie chronique aussi coûteuse qu'inefficace.

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vendredi, 02 décembre 2011

Jamais contents ces taxis !

C'est vraiment un phénomène étonnant. Dans le monde entier les populations considèrent leurs taxis comme les pires. Les taxis, comme la police, sont toujours sous les feux de la critique. Serait-ce parce qu'ils sont considérés comme un service public ?

Pourtant, lorsqu'on lit les commentaires en ligne, on se rend compte que les quelques avis positifs viennent toujours de clients réguliers. Que faut-il en déduire ? Que la majorité à tort, qu'elle parle de ce qu'elle ne connait pas ? Ce serait un raccourci facile.

 

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