Hey taxi ! - Page 4

  • Les taxis bleus peuvent garder leur bonbonne

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    La saga se prolonge avec la victoire des taxis privés (bleus) au tribunal administratif qui les autorise, par décision du 16 octobre, à conserver leur bonbonne lumineuse. (Tdg du 24 octobre Nikolic)
    Une bien maigre victoire puisque ces taxis ne pourront toujours pas emprunter les couloirs de bus (Tribunal Fédéral) et seront tenus de rentrer au garage entre chaque course. Les utilisateurs de ces taxis seront donc bien avisés de ne pas les prendre s'ils sont pressés et ne veulent pas dépenser trop de temps et d'argent.
    Mais puisque l'Etat ne peut pas effectuer les contrôles, faute de moyens, les taxis privés violeront allègrement la loi avec la bénédiction de la police et la complicité involontaire des clients mal informés. Comment la clientèle internationale saurait-elle que le concierge de son hôtel encaisse de juteuses commissions auprès des taxis privés qui sont bien les seuls à se prêter à ce marché noir pour assurer le minimum vital ?
    Là encore, c'est la population qui en fait les frais. Heureusement qu'il reste la tribune de Genève pour réagir et informer les consommateurs qui en perdent leur latin.

  • Taxis : une nouvelle loi... illégale ?

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    C'est par ce titre accrocheur que la tribune de Genève nous annonce que le Conseil d'Etat considère que la nouvelle loi sur les taxis est illégale.
    Le journaliste omet pourtant un détail croustillant : Le projet de cette loi qui a été entièrement repris et accepté par l'ensemble de la profession vient du Conseil d'Etat lui-même.
    Autre détail piquant : Les taxis privés, surnommés les "bleus" en raison de la couleur de leur enseigne lumineuse, qui remettent en question cette loi, l'avaient massivement approuvée en insistant pour qu'elle soit rapidement votée afin qu'ils puissent rejoindre les taxis publics et colmater la brèche des taxis privés qui faussaient le numerus clausus réintroduit en 1999 par le Conseil d'Etat.
    Malheureusement, malgré l'injonction des commissaires de la commission des transports, non seulement l'Etat n'a rien fait, mais en plus, par l'intermédiaire du Service des Autorisations et Patentes, a encouragé les nouveaux arrivants dans la profession à se mettre à leur compte comme taxis privés, sapant les fondements de la nouvelle loi.
    L'histoire se renouvelle donc sans fin et le Conseil d'Etat, soucieux de préserver son image, préfère dénoncer sa propre loi dans son ensemble plutôt que se remettre en question et corriger rapidement le tir.
    Une mise au point ne suffira pas à éclairer les citoyens lorsqu'ils devront se prononcer à nouveau sur une initiative "pour des taxis égaux et moins chers". Les producteurs d' "Infra rouge" seraient bien inspirés de donner la parole aux responsables du Département de l'Economie et de la Santé et du Département des Institutions en charge des taxis ainsi qu'aux milieux professionnels afin d'éclairer la population et éviter l'arnaque de 1992 puisque non seulement les taxis ne sont toujours pas égaux mais leurs tarifs ont augmentés 6 mois après la libéralisation prometteuse de taxis moins chers.

    Pierre Jenni

  • Loi sur les taxis, halte au massacre !

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    Lettre ouverte à M. Charles Beer
    en réaction à l'article de Mme Drevon du 21 juin 2007.



    Monsieur le Président,

    à vous lire dans la TDG du 21 juin, tout est à refaire avec la nouvelle loi sur les taxis qui selon vous est trop compliquée et inapplicable.
    Vous parlez de massacre. Est-ce en référence aux amendes de 1000.- infligées au chauffeurs qui n'ont pas réussi à remettre de force une quittance à un client pressé qui n'en voulait pas ?
    Ou devant les nombreux recours des taxis privés (bleus) qui refusent d'enlever leur bonbonne avec la bénédiction des autorités qui ont laissé pourrir la situation avant d'intervenir ?
    Ou peut-être encore avez-vous enfin pris conscience de l'aberration de vouloir peindre les taxis en jaune alors qu'ils sont bientôt tous gris comme prévu par Mme Spoerri et les milieux professionnels.
    Non, ce n'est rien de tout ça ! Le vrai massacre vient malheureusement des conséquences de la non application de cette loi qui, rappelons-le, est le fruit de 3 années de travail en commission.
    Vous prétendez que cette loi est inapplicable. Je pense que vous n'en avez même pas lu le premier article. Ce n'est d'ailleurs pas votre travail, mais celui de M. Unger, responsable du département en charge des taxis.
    Alors, de grâce, abstenez-vous de répéter ce que tous les fonctionnaires en charge du dossier prétendent et tout particulièrement les juristes du département, éminences grises sans lesquelles le Service des Autorisations et Patentes ne peut pas prendre une seule décision pour mettre enfin cette loi en application.
    Tous les députés de la commission des transports qui ont pris la parole lors de la votation de cette loi ont lourdement insisté sur l'importance d'allouer des ressources au département pour permettre à la loi de dégager ses effets. Rien n'a été entrepris.
    L'Etat est bien le principal responsable de la gabegie ambiante, mais c'est tellement plus simple de renvoyer la faute à d'autres, quitte à dépenser encore quelques millions en commission pour recommencer à nouveau pour la troisième fois en quinze ans et pour rien puisque vous n'écoutez pas les conseils de vos commissaires.
    Je vous invite à venir débattre du sujet avec M. Unger dans une émission comme mise au point. Mais vous ne viendrez pas car vous, comme presque tous les fonctionnaires, à tous les niveaux hiérarchiques, ne connaissez rien au sujet. Alors de grâce, gardez vos commentaires qui contribuent lourdement à grever le crédit de nos élus.
    Dieu merci, vous échapperez à la prochaine fusillade puisqu'il n'y aura plus de cartouches à la maison.

    Pierre JENNI
    Chauffeur de taxis