transports

  • La cerise sur le gâteau

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    La_Cerise_sur_le_Gateau.jpgA force de gamberger sur le sujet il m'est venu une idée pour financer le projet de traversée de la rade ainsi que les mesures d'accompagnement ambitieuses.

    Mais avant de vous en faire part, je tiens à résumer mes interventions des cinq derniers billets à ce sujet.

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  • La suite, tout le monde la connait...

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    ambiguïté-des-milieux-economique.jpgLes autorités ont pris acte du refus cinglant de pont ou de tunnel à peine huit ans après le plébiscite pour une traversée. Ainsi, depuis 23 ans avons-nous consacré les budgets au développement spectaculaire des transports en commun (TC) et réalisé l'autoroute de contournement ouest qui va prochainement être élargie pour absorber l'augmentation constante des transports individuels motorisés (TIM).

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  • Que s'est-il passé en 1996 ?

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    IMG_3554.jpegLe 9 juin 1996, soit huit ans après le plébiscite pour une traversée de la rade, le peuple refuse avec un score presque identique de près de 70% le projet d'un tunnel ou d'un pont. Je propose une analyse de ce scrutin.

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  • Serpent de mer des Genevois

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    IMG_3520.jpegIMG_3550.jpgAfin de commencer par le début, je propose de revenir sur quelques dates importantes de cette saga.

    Je reprends donc quelques passages et illustrations (cliquez sur les images pour les agrandir) de l'excellent ouvrage écrit à deux mains par David Hiler, notre ancien argentier et néanmoins historien, et Laurence Bézaguet, journaliste bien connue dans notre république. Publié en 1996 soit juste avant la votation qui a enterré la traversée de la rade.

    Je ne vais pas résumer tous ces rebondissements, mais tenter de cerner les enjeux majeurs et les causes des échecs qui se résument à quelques paramètres; financement, type d'ouvrage et positionnement. Et bien sûr l'opposition à tout projet quel qu'il soit.

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  • Pas d'argent pour traverser la rade... Franchement ?!

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    images.jpgOn peux raisonnablement se poser la question au vu de l’état d’endettement de notre canton.


    Mais on peut aussi se demander comment il est possible de caracoler au sommet de la compétition mondiale dans des domaines aussi importants que le négoce des matières premières, ou la banque privée, sans pouvoir se donner les moyens de se déplacer à peu près normalement et dans des temps raisonnables.


    Le discours des opposants à la traversée de la rade se résume en deux points qui sont largement contestés par des études contradictoires. Le projet ne ferait qu’aggraver la circulation en « aspirant » les voitures et nous n’avons pas de financement.


    Je ne m’attarderai pas sur le premier point qui ne tient évidemment pas la route. Le principe des axes structurants repris dans la LMCE permet au contraire de canaliser les flux afin de libérer les quartiers sans augmentation des transports individuels motorisés.
    En revanche il me semble important de parler du financement car c’est bien ce point qui a fait capoter le projet de pont ou tunnel en 1996 par l’augmentation de l’impôt sur les véhicules à moteur.
    Comme l'a révélé le débat occasionné par l’initiative dite des « vaches à lait » et la création du fonds FORTA, les automobilistes en ont assez de faire les frais d’une politique stigmatisante faite de brimades destinées à les décourager et les inciter à renoncer à leur mode de transport pourtant garanti par notre nouvelle constitution. Avec les résultats que l’on connait d’une sclérose généralisée dans notre ville.

    Comme en 1988, lorsque les Genevois ont plébiscité le projet d’une traversée à près de 70%, les investisseurs seront très intéressés de participer à la réalisation de ce tunnel dont le rendement sera garanti par un usage intensif de l'ouvrage. Nous pouvons d'ailleurs observer en ce moment une certaine fébrilité sur les marchés. Que ce soit en Suisse ou en Europe, les taux d’intérêt offrent peu de perspectives de remontée dans un proche avenir. Les investisseurs, qu’ils soient privés ou institutionnels, sont désespérément à la recherche d’autres formes de placement.

    Et lorsqu'on découvre les montants que les banques sont capables de payer en amendes, on est en droit de se poser des questions.

    Je n’ai pas le moindre doute sur la volonté des usagers de s’acquitter d’une taxe de passage largement amortie par le gain de temps réalisé. Les moyens technologiques actuels permettent de saisir électroniquement l’identité du détenteur du véhicule sans intervenir sur le flux et lui faire parvenir une facture mensuelle.
    C’est une idée parmi tant d’autres, mais de grâce, qu’on ne vienne pas nous dire que Genève n’a pas les moyens. Et surtout il faudrait nous dire combien nous coûte le blocage permanent et toujours plus conséquent afin de relativiser l'importance de l'effort.

     

  • Guerre des transports

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    CON_616809_243_A.jpgLa loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) entrée en vigueur le 2 juillet 2016 est le fruit rare, voire exceptionnel, d'un consensus politique prometteur. Dans l'intention du moins.

    Je vais tenter ici d'analyser son véritable potentiel et dans quelle mesure elle permettrait de mettre fin à la guerre des transports qui sévit dans notre canton.

     

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  • Lex Uber, la CACJ donne raison aux taxis

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    topelement.jpgPierre Maudet voulait aller vite. Comme avec la police, il est passé en force avec sa Loi sur les Taxis et les Voitures de Transport avec Chauffeur (LTVTC).

    Le parlement a suivi sa star les yeux fermés, malgré les avertissements de quelques élus sur les conséquences d'un texte bâclé qu'aucun député ne maitrise.

     

     

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  • Les Verts et la mobilité

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    1063718783.pngSur son blog fermé au commentaires, Matthias Buschbeck fustige la politique du Conseil d'Etat et plus particulièrement celle du ministre en charge de la mobilité, Luc Barthassat.

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  • Nouvelle loi sur les taxis

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    topelement.jpegDans un article de la Tdg signé Marc Moulin, nous prenons connaissance d'un premier bilan de la nouvelle loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur.

    Sauf que...

    Notre journal local se fait le porte parole du département de M. Maudet et véhicule presque exclusivement des "fausses nouvelles". Je corrige ici l'essentiel de l'article.

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  • SlowUp, lost and furious

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    IMG_2310.jpgJe travaillais ce dimanche, ou du moins j'ai essayé tant bien que mal d'aller chercher, ou déposer, des clients à des endroits improbables et largement interdits à la circulation motorisée car ce dimanche était une journée spéciale.

    C'était la messe des verts nuisants.

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  • Le Messie est arrivé ! Rendons grâce...

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    images.jpgLettre ouverte aux apôtres Philippe Nantermod et Fathi Derder qui prêchent la bonne parole dans le Matin Dimanche du 6 mars 2016.

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  • Compromis historique sur la mobilité à Genève

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    -1.jpgLa guerre des transports dans notre canton est alimentée par des visions antagonistes qui sont toutes valables, ou le seront un jour.
    Ainsi les Verts ont une position visionnaire qui prendra vraisemblablement place dans les décennies à venir car les centres urbains vont continuer à se développer et le trafic individuel motorisé (TIM) ne pourra plus être autorisé dans les hyper-centres. Et les citoyens réclament à juste titre une amélioration des conditions de vie dans les villes.
    Les milieux économiques et professionnels sont plus pragmatiques. Ils ne contestent pas la tendance générale, mais insistent sur le calendrier des mesures à prendre pour permettre cette mutation.
    C'est la raison principale de la remise en question du compromis atteint par la sous-commission des transports.
    En clair, AVANT de consentir à la priorisation des transports publics au centre ainsi que toutes les propositions qui visent à vider le centre des TIM il s'agit de réaliser ce qui suit.
    Au lieu d'imposer une vision, on crée les conditions pour qu'elle devienne une évidence incontournable. Juste l'inverse de la politique de dissuasion de ces 15 dernières années.

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  • Blocage de la ville par les taxis

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    29249969.jpgJe reprends ici le "Face à face" de la TDG de ce mardi 7 juillet avec mon commentaire sur la posture du vice-président du PLR, Monsieur Rolin Wavre.

     

    Deux fois la semaine dernière, et ce lundi, le centre-ville de Genève a été le théâtre d’une manifestation non autorisée organisée par le Collectif des taxis, hostile à l'entreprise américaine Uber dont une des applications permet à tout un chacun de faire le taxi. Nos invités s’expriment sur le bien-fondé de cette mobilisation.

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  • Uberall

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    fotolia_35202860_xs.jpgDans Le Monde du 30 avril 2015 on apprend que "Travis Kalanick n'a jamais caché ses ambitions : le transport de passagers n'est qu'une première étape pour Uber."

    On remercie les Américains de penser à nous, toujours avec un peu d'avance, même s'ils nous piquent une commission non déclarée au passage.   

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  • Uber, la partie visible de l'iceberg netarchique

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    topelement.jpgNous vivons une époque extraordinaire. La polémique qui enfle ces jours à Genève autour du mastodonte californien, comme partout ailleurs dans le monde, n'est que l'annonce d'un changement fondamental de paradigme; la redistribution horizontale du pouvoir, la fin des structures pyramidales hiérarchiques, grâce à l'internet qui se développe dans la réalité physique des objets.

    Cette révolution fondamentale est porteuse d'espoir dans un monde désillusionné qui ne fait plus confiance en ses élus devenus esclaves de l'économie prédatrice des grands groupes internationaux.

    Pour ceux qui voudraient creuser, je vous encourage à lire les derniers ouvrages de Jeremy Rifkin, économiste et consultant auprès des plus grands de ce monde, qui annonce rien moins que le crépuscule du capitalisme. Ou mieux encore, Michel Bauwens, président de la fondation P2P, qui dénonce les profiteurs du flou qu'induit ce changement profond; les netarchiques.

    Uber, qui n'est qu'une émanation des GAFAs (Google, Apple, Facebook, Amazon et Samsung) fait évidement partie de ces prédateurs qui s'enrichissent sur le dos des plus faibles sans apporter la moindre valeur ajoutée et surtout en se moquant ouvertement et impunément des diverses lois en vigueur dans les pays où elle sévit grâce à sa puissance financière impressionnante (40 milliards de dollars).

    Les taxis, victimes d'une légende urbaine tenace, ont bien de la peine à se faire entendre. Si nous devions accorder crédit aux commentaires des divers articles les concernant, les taxis seraient tous médiocres, malpolis, sales, désagréables, roulant dans des véhicules vétustes et j'en passe... Seuls 5 % des commentateurs, qui sont des utilisateurs réguliers des services de taxis, témoignent de leur satisfaction générale et confirment n'avoir jamais vécu les mésaventures relatées par ces citoyens remontés.

    A Genève, contrairement à des avis ou des impressions largement répandus, les taxis ne bénéficient pas d'un monopole. Depuis l'arrêté ASPASA de 1953, ils tentent de cohabiter avec une concurrence unique au monde, une deuxième catégorie de taxis privés et sans droit de stationnement qui peut se développer sans limitation du nombre. A cela s'ajoute quantité d'acteurs "clandestins" qui n'ont pas de permis ou d'autorisation de transporter professionnellement des personnes. Uber est de ceux-ci.

    Quelques idées reçues :

    - Non, Taxiphone ne craint pas la concurrence pour autant que les divers acteurs suivent les mêmes règles.

    - Oui, le taxi est cher, mais pas plus qu'ailleurs dans le monde si l'on tient compte du pouvoir d'achat.

    - Oui, Uber travaille à Genève avec des professionnels qui s'exposent à un retrait de permis et à une rupture de contrat avec leur prestataire principal.

    - Oui, Uber travaille à perte en subventionnant les chauffeurs à hauteur d'environ 20.- de l'heure pour tenter de rester compétitifs et acquérir de plus grandes parts de marché. http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2014/07/04/face-aux-taxis-uber-opere-desormais-a-perte/

    - Non, Uber n'est pas moins cher que le taxi dès lors que les chauffeurs ne sont pas autorisés à utiliser les  couloirs de bus. Une étude dans 70 villes du monde confirme que Uber est plus cher que le taxi. http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/taxis-vtc-uber-qui-est-le-moins-cher-999819, http://www.goeuro.fr/indice-prix-transport-urbain

    - Non, les chauffeurs de Uber ne sont pas plus courtois, polis, propres, que les taxis puisque ce sont des taxis qui enlèvent leur bonbonne.

    - Oui, Uber exploite des chauffeurs déjà en situation précaire en réduisant progressivement leur marge pour rester leader. http://www.businessinsider.com/uber-drivers-across-the-country-are-protesting-tomorrow--heres-why-2014-10?IR=T

    - Non Uber ne pratique pas l'économie de partage dont elle se réclame. http://www.cheatsheet.com/technology/do-apps-like-uber-and-airbnb-really-save-you-money.html/?a=viewall

    - Oui, la plupart des acteurs officiels du taxi offrent des services qui n'ont rien à envier à Uber. L'application taxi.eu, disponible dans une centaine de villes en Europe, n'est pas encore bien connue du public.

     

    Je me tiens volontiers à disposition pour approfondir le sujet, merci de me contacter sur mon adresse courriel.